28/03/2005

Le Plasticarium, musée privé du plastique

Le Plasticarium, musée privé du plastique

Visite du 19 mars 2005 organisée par M.

D’après
Bruxelles insolite et secret, par Nicolas Van Beek, Editions Stock-Jonglez, 2003, pages 16-17.

Le plasticarium accueille la plus importante collection au monde d’objets en plastique. Tant en quantité qu’en qualité. Au-delà de la collection elle-même, la personnalité de Philippe Decelle, le propriétaire de ce musée privé, ajoute beaucoup à l’intérêt de la visite. C’est avec un humour et un enthousiasme communicatifs qu’il guide personnellement la visite. Mais il n’ouvre les portes qu’à des groupes entre 10 et 20 personnes.

La collection se concentre principalement sur les objets en plastique créés entre 1960 et 1973. L’année 1960, date de création du premier meuble tout en plastique, et 1973 date du premier choc pétrolier, qui eut pour effet d’augmenter le prix du plastique, dérivé indirect du pétrole.

Le plastique doit son existence indirectement à la Seconde Guerre mondiale. Avant la toile des parachutes était fabriquée en soie, matériau qui provenait en grande partie du Japon. A la suite de l’attaque de Pearl Harbour , les américains inventèrent le Nylon dont le plastique est un dérivé.

Après avoir été accueilli par l’un des cinq bureaux en plastique de Georges Pompidou (un président français) derrière lequel un mannequin en plastique est assis, on accède aux trois étages de la maison.

Le plasticarium, photo 6475

 

La maison-musée

Le plasticarium, façade Art Déco, photo 6472

La façade est de style Art Déco.
La maison a servi d’entrepôt.
Des mormons y ont tenu une église avant que la maison ne soit transformée en musée. Mais, étant donné le manque de place, ne peut-on pas à nouveau parler d’entrepôt en attendant de mettre en valeur la collection de Philippe Decelle. Celui-ci a rédigé un catalogue qui sert maintenant de référence dans les grandes ventes. Philippe Decelle, né en 1948, heureusement pour lui, a été le premier à collectionner ces objets qui, d’après ce qu’il raconte, le rattachent à la période ses vingt ans.

Philippe Decelle interviewé en anglais: http://www.designaddict.com/...

 

L’artiste Philippe Decelle

Philippe Decelle 6497 Philippe Decelle 6498 Philippe Decelle 6500
Cliquer pour agrandir

Philippe Decelle est ingénieur civil, son gagne-pain car il préfère peintre et sculpter. Il est daltonien « léger », ce qui ne le gêne pas, sauf quand on lui demande de restaurer un des ses tableaux. J’ai préféré regarder ses oeuvres qu’il expose en sous-sol. A l’échelle, se trouve une oeuvre exposée à l’aéroport (il faudra que je m’en souvienne).

D’où lui vient l’inspiration ? Par exemple, un ami l’a « obligé » à visiter une certaine exposition. Et il a fait une adaptation de ce qu’il a vu. Voir les anges sur certains tableaux.

Une autre oeuvre de Philippe Decelle se trouve dans la station Roi Baudouin du métro (Heysel)
"Vol de Canards" est une œuvre aérienne composée de 31 canards, en métal peint de couleurs fluorescentes, suspendus au plafond de la station.
Voir http://www.stib.irisnet.be/...#DECELLE

Voir aussi http://www.gpoa.be/...

Rue Locquenghien

 

Situation de la Rue Locquenghien

De la Grand-Place de Bruxelles, se diriger vers le boulevard Anspach entre la Bourse et la place de Brouckère, traverser le boulevard pour atteindre la place Sainte Catherine, et ensuite le lieu d’un ancien bassin portuaire et d’un marché aux poissons où, pour les dernières fêtes de fin d’année entre le Quai aux briques et le quai au bois à brûler, se dressait la patinoire. Un monument s’y dresse. A gauche, la rue Locquenghien du Plasticarium.

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Ecole de la rue Locquenghien

Rue Locquenghien 6469

Presque en face, au numéro 16, une autre façade à regarder.
Gravées dans la pierre, au-dessus de la porte, les lignes suivantes :
Ville de Bruxelles, Jardin d’Enfants n°4, Ecole Ménagère n°1.

Remarque 1.
L’expression « Ville de Bruxelles » est restée la désignation officielle de ce qui est devenu une des communes de la « Région de Bruxelles-Capitale ». C’est le contexte qui permet de distinguer ces 2 entités désignées communément par "ville". Remarquons que sur la Grand-Place, ne se dresse pas la « maison communale », mais l’Hôtel de Ville, vestige de la splendeur passée de la « Ville de Bruxelles ».

Remarque 2.
Ecole Ménagère, souvenir du temps où les filles n’étaient pas autorisées à poursuivre des études, mais étaient destinées à devenir de "précieuses servantes" de leur époux.

Je n’ai pas retrouvé cet endroit dans la liste officielle des écoles de la Ville de Bruxelles. C’est peut-être une crèche* communale.

 

Façade de l'école de la rue Locquenghien

Rue Locquenghien 6471

D’après
Bruxelles insolite et secret
, par Nicolas Van Beek, Editions Stock-Jonglez, 2003, page 21.

Construite entre 1903 et 1908 par l’architecte Symons, l’école primaire de la rue Locquenghien comporte un superbe sgraffite attribué à Privat-Livemont.

Fort dégradé, il représente une grande guirlande de fleurs et de fruits avec laquelle jouent quelques enfants dénudés.

Le sgraffite encadre 2 arcs ornés de bas-reliefs allégoriques.

A gauche, un coq chante le lever du soleil et à droite, une pile de livres évoque le savoir, un hibou la sagesse et une balance l’équité.

Plus à droite encore, un troisième arc représente une poule entourée de ses poussins.

 

Le nom de la rue Locquenghien

Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, par Jean d’Osta, Edition Paul Legrain, 1986.

Cette rue est vouée à la gloire du chevalier Jean de Locquenghien,
bourgmestre et amman** de Bruxelles de 1546 à 1574.
Il fut le promoteur du canal de Willebroeck qui permit à Bruxelles de commercer librement avec Anvers et la Hollande, en évitant désormais les lourds péages qu’exigeait Malines pour tout transit de marchandises par « sa » rivière, la Senne.

La rue qui porte son nom fut percée en 1841 à travers les biens de l’ancienne Maison de la Sainte-Croix, où étaient « détenues jusqu’à complet repentir » les femmes de mauvaise vie.

 

Les sgraffites

D’après
Bruxelles insolite et secret
, par Nicolas Van Beek, Editions Stock-Jonglez, 2003, page 85.

De nombreux sgraffites ornent les façades des maisons et des immeubles bruxellois. Ils doivent principalement leur existence au développement de l’Art Nouveau.

De l’italien graffiare, qui signifie « gratter », le terme sgraffito désigne une technique de décoration murale très ancienne.

Pour nombre de bruxellois, Art Nouveau et sgraffites sont devenus quasiment indissociables. Victor Horta refusa d’utiliser les sgraffites.

 

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Commentaire laissé par un visiteur, 2007-02-11, 11:24:03.
Les sgraffites
Bonjour Francine. Je viens d'acquérir un superbe ouvrage sur les sgraffites "Façades Art Nouveau - Les plus beaux sgraffites de Bruxelles". Une pure merveille. je suis en relation avec une des artistes, Claire Fontaine, pour la restauration des miens. Bonne journée.
http://vincent.bolsee.ibelgique.com/
Vincent

 

*Commentaire laissé par un visiteur, 2005-04-02, 12:46:52.
Rue Locquenghien
Il s'agissait effectivement d'une crèche.
Et en même temps d'une école maternelle.
Je peux vous le confirmer car j'y étais inscrit entre 1968-1970. (Morjau Ysandre-chez-skynet-be)

** AMMAN
Pour le moment je n’ai pas retrouvé la signification du mot « amman ». Il me semble que cela signifiait que le bourgmestre avait la fonction de juge. Quand Bruxelles reçut le titre de Ville du seigneur, celui-ci lui a accordé le privilège de juger ses propres habitants.

Rue d'Ophem

 

Le nom de la rue d’Ophem.

D’après
Dictionnaire historique et anecdotique
des rues de Bruxelles, par Jean d’Osta, Edition Paul Legrain, 1986.

Cette rue est sans doute l’une des plus anciennes rues de ce quartier qui fut longtemps marécageux et inhabité. Elle existait avant la construction de la deuxième enceinte (14ème siècle) et, à cette époque, plus longue, en s’incurvant vers l’ouest, elle atteignait sans encombre l’église du village de Molenbeek. (ni muraille, ni canal à traverser).

A l’origine, on l’appelait rue au Cuivre. Mais dès 1404 un acte conservé aux archives de Sainte-Gudule (actuellement la cathédrale Saint Michel) la mentionne comme platea dicta d’Ophemstraete (= rue dite d’Ophem)

Ce nom est dû à la famille Van Ophem qui possédait un vaste domaine du côté nord de la rue de Flandre d’après des livres censaux de 1384 et 1432.

La rue d’Ophem a possédé, à peu près à l’endroit où fut bâti le "Petit château" une institution dénommée "Maison de la Sainte-Croix", où l’on incarcérait les filles et les femmes dites de mauvaise vie.

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Le cens (d’après le Petit Robert)
Du latin signifiant « recensement »
Pendant le période féodale, ce terme désigne la redevance fixe que le possesseur d’une terre payait au seigneur du fief.

 

Drame de la misère rue d’Ophem.

Même livre.

C’est au second étage du numéro 24 de la rue d’Ophem que se produisit, le 23 mai 1973,un drame sanglant. Un vieux couple y habitait depuis quarante ans.

La femme, Netje, ancienne marchande d’escargots, 70 ans, était complètement impotente depuis sept ans. Son mari, César, la soignait admirablement, la traînant du lit au fauteuil et du fauteuil au lit, faisant la cuisine, le lavage, subvenant à tout.

Mais César était cardiaque et, après une forte crise, le médecin lui avait prescrit un grand repos. Défense de monter les escaliers, ni de soulever sa femme pour la conduire à la toilette ou au lit. Bref, le docteur ne voyait qu’une solution : l’hospice. César en section malades valides, Netje en section impotents incurables. Cette séparation, les vieux époux ne purent l’envisager. Ils préférèrent la mort.

César acheta chez un brocanteur une carabine usagée. Il écrivit à une nièce une pauvre lettre pour expliquer son geste. Il tira une balle dans la tempe de sa femme, mais lorsqu’il pointa l’arme sur sa propre tempe, elle s’était enrayée. Aucune balle ne partit. Alors, il se pendit à une haute porte, mais la corde cassa. Il se taillada ensuite la poitrine et le ventre à coup de couteau.

Lorsque la nièce reçut la lettre, elle téléphona à la police. On trouva César inanimé dans une mare de sang. Transporté à l’hôpital, il y mourut le lendemain.

Les journaux titrèrent simplement : « Drame de la misère rue d’Ophem »

 

Billy the Cat gambade rue D’Ophem.

Au dernier croisement avant d’atteindre le musée du plastique, regarder à gauche dans la rue d’Ophem la fresque de Colman et Desberg réalisée en 2000 par la société "Art Mural". Superficie d’environ 35 mètres carrés.

Billy the Cat, photo 6466

 

27/03/2005

Pourquoi en Belgique tant de personnalités artistiques et culturelles de premier plan ?

D’après le journal Le Soir de vendredi 25 mars 2005.
Guy Duplat, ancien rédacteur en chef du "Soir" et chef actuel du service culturel du journal "La Libre Belgique" s’est entretenu avec 22 artistes belges, applaudis bien loin hors de nos frontières.
Résultat : le livre "Une vague belge" aux Editions Racine.
Voici les explications de l’auteur d’après le journal Le Soir.

J’ai voulu savoir comment ce pays divisé, sans fierté nationale, presque éclaté, a pu engendrer tant de personnalités artistiques et culturelles de premier plan.

Et tous ces entretiens m’ont montré que c’est précisément parce que la Belgique est instable, sans véritable avenir, que c’est un pays de bâtards, qu’elle génère des créateurs. Ce n’est pas malgré, mais à cause des faiblesses apparentes de ce pays qu’ils sont devenus ce qu’ils sont.

Le lieu de rencontre, c’est Bruxelles, évidemment. Mais le sentiment de bâtardise, de mélange ne se retrouve pas que dans la capitale, mais partout.

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Image provenant de http://soirpdf.lesoir.be/...

01:12 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : belgique |  Facebook |

26/03/2005

Manneken Pis et la Royale Union Saint-Gilloise

Le club de football "La Royale Union Saint-Gilloise" a offert un nouveau costume à Manneken Pis.
Saint-Gilles est une des communes de la Région de Bruxelles-Capitale.
Pour d’autres costumes, regarder la table des matières.
Voir http://www.cyberbruxelles.be/...union
Photos 6617+6620.