28/04/2006

Faucons pèlerins à la cathédrale Saint-Michel

Visitez le site de l'Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique
et si votre pc le permet, regardez 24h/24 les faucons.
site 1, site 2, site 3, site 4.

 

D’après le site http://www.sciencesnaturelles.be

Un couple de Faucons pèlerins, le plus rapide des oiseaux, niche au sommet de l’une des tours de la Cathédrale de Saint-Michel au centre de Bruxelles.
Afin de découvrir cet événement, une caméra miniature a été installée dans le nid, à 50 m de hauteur. Les images des poussins nés le week-end de Pâques, et des parents qui viennent régulièrement leur apporter des proies, sont transmises vers un téléviseur installé derrière les vitres d’un pavillon disposé sur le parvis de la cathédrale. La transmission est continue, 24h/24h. En effet, la caméra filme également en infra-rouge!
Le public est ainsi invité à venir observer chaque détail de cette nidification exceptionnelle, sans pour autant déranger les oiseaux. Des ornithologues sont régulièrement sur place afin de donner des explications et vous feront découvrir les vols en piqué des adultes qui tournoient au-dessus de la cathédrale.

Pour en savoir plus
(plan d’accès, photos des jeunes, dernières nouvelles)
visitez le site web de l’opération "Faucons pour tous"
http://www.kbinirsnb.be/falcoperegrinus/

Pour les videos, cliquez sur
kbinirsnb.be/falcoperegrinus/videos
Visible uniquement si vous avez ce qu’il faut sur votre pc, ce qui n’est pas le cas pour moi.

Pour la cathédrale Saint Michel, cliquez ici.

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D’après le journal Le Soir de ce vendredi 28 avril 2006.
Les faucons pèlerins sont de retour au centre de Bruxelles à la cathédrale Saint-Michel.

Le mâle est le même que l’année dernière mais pas la femelle. Elle est probablement morte.
Comme pour la plupart des espèces, quand un faucon se sent bien quelque part, il n’a aucune raison de changer de quartier.
Sa technique de chasse est extraordinaire. Il est à l’affût dans le ciel et fond sur sa proie en piqué en atteignant jusqu’à 400 km/h. Il l’attrape en plein vol et ne la lâche pas, ce qui lui permet de ne pas devoir la ramasser sur le trottoir et, donc, de vivre en ville.

Quand les oeufs viennent d’éclore, la mère interdit l’accès du nid au père puis, progressivement, le laisse venir et part ensuite elle aussi à la chasse.

L’escale urbaine du faucon est une bonne nouvelle écologique.
Dans les années 70, pesticides et polluants ont provoqué la perte de la plupart des faucons pèlerins, les femelles pondant des oeufs infertiles ou tellement fins qu’ils craquaient sous elles. L’espèce a disparu en Belgique pendant 30 ans.

27/04/2006

Joe Van Holsbeek Dernières réactions

 

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Billet du jour posté à 13h45

Meurtre de Joe à discuter à l’école ?

Point d'interrogation, Le Royer

D’après l’hebdo Télémoustique du 26 avril 2006.

Un professeur d’une école de la région bruxelloise à propos du meurtre de Joe Van Holsbeeck, poignardé por un MP3 à la gare Centrale de Bruxelles :

Mardi matin, au retour des vacances de Pâques, nous avons décidé en accord avec la direction et les services sociaux d’ouvrir le débat autour de la mort de Joe.
Notre population scolaire étant principalement maghrébine, nous pensions qu’il était important de désamorcer le sentiment de persécution que nos jeunes élèves pouvaient ressentir.
Grand mal nous a pris !

Ce meurtre crapuleux est très vite devenu, dans le débat, une sorte d’étendard pour les fortes têtes.
Un signe de reconnaissance du plus fort de la bande, une envie de faire pareil.
Pour éviter les débordements, nous avons été obligés de recadrer les groupes et de ne plus parler de ce tragique fait divers sous peine de mettre le feu à la poudrière sur laquelle nous travaillons tous les jours.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Mon avis :
Certains devraient faire un stage d’un an dans une école de ce type avant de disposer d’un portefeuille ministériel concernant les jeunes.

 

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Billet du jour posté à 18h56

Stigmatisé ?

Point d'interrogation, Le Royer

STIGMATISER  :

D’après le dictionnaire Petit Larousse Illustré 2005
Flétrir, blâmer avec dureté et publiquement

D’après le dictionnaire Petit Robert, au figuré, d’un usage actuel (depuis 1793) :
Noter d’infamie, condamner définitivement et ignominieusement.
Par exemple : Stigmatiser la conduite de quelqu’un.
Voir également : blâmer, condamner, flétrir.

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Mon avis :
Le Parquet ne stigmatise pas un groupe en donnant un signalement d’après témoin.
Il n’est pas responsable de la manière dont certains utilisent une information.

Ce serait peut-être l’occasion pour le monde politique de se rendre compte de la situation.
Au lieu de répéter « Ce n’est pas bien de… »,
le monde politique serait avisé de trouver comment expliquer le danger de rendre des innocents responsables d’actes commis par d’autres
.

Rappelons-nous qu’un boulanger-pâtissier ainsi que toute sa famille qui dépendait de son travail ont perdu le fruit du travail récolté pendant des années. Pourquoi ? Simplement parce que cette famille porte le nom de Nihoul. Ce nom est devenu célèbre à Bruxelles pour la pâtisserie. Malheureusement, ce nom, porté par un autre homme, a, par la suite, été associé à l’affaire Dutroux. A cause d’un nom, et de la mauvaise foi d’un journaliste, cette famille a tout perdu.

Sans citer d’autres situations.

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Des journalistes n’ont pas à harceler des enseignants, des élèves, des voisins de personnes coupables.

Mais j’ai entendu que dans l’école fréquentée par le complice du meurtrier de Joe Van Holsbeeck, des jeunes ont lancé des pierres sur des journalistes.
Peu importe leurs raisons !
Pour moi, ces jeunes lanceurs de pierres montrent qu’ils sont des délinquants.
Sans doute, ces jeunes traitent de racistes leurs enseignants qui auraient le courage de les rappeler à l’ordre.
N’oublions pas non plus le vandalisme et les agressions physiques subis par de nombreux enseignants.
Les enseignants sont toujours seuls quoiqu’on vous raconte.
Souvent le pouvoir organisateur défend d’abord le « perturbateur ».
Tant pis pour les enseignants et les élèves qui souhaitent travailler vraiment
(pas seulement en paroles, comme c’est souvent le cas).

 

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Billet du jour posté à 19h53

Vol, racket, extorsion, steaming.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir de ce jeudi 27 avril 2006.

VOL, RACKET, EXTORSION, STEAMING ?

Du point de vue pénal, le steaming et le racket n’existent pas. Les magistrats parlent plutôt de vol ou d’extorsion. Un élément important distingue ces deux infractions.

Lorsqu’une personne commet un vol, elle prend elle-même quelque chose (objet, argent, etc.) à un individu.

Dans le cas de l’extorsion, la victime cède un bien à l’auteur des faits après avoir subi des menaces et/ou des violences.

Un individu arrache le sac d’une promeneuse ?
C’est un vol.
Un agresseur vole le gsm de quelqu’un après l’avoir menacé de violences physiques ?
C’est une extorsion.

Le racket est un terme populaire qui recouvre le vol et l’extorsion commis de manière répétée et instituée.
Pour être victime de racket,
un individu doit être confronté, à plusieurs reprises, à un groupe qui le menace.

Depuis le meurtre de Joe Van Holsbeeck, on entend également beaucoup parler de steaming.
Le steaming est le fait de se mettre en groupe autour d’une personne et de l’effrayer au point d’obtenir d’elle ce que l’on souhaite.
Le steaming se rapproche donc de l’extorsion.

 

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Billet du jour posté le 28 avril 2007 à 08h17

Images désormais interdites.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir de mercredi 26 avril 2006.

Les images montrant les deux jeunes meurtriers (le journal utilise le mot officiel de « suspects ») de Joe Van Holsbeeck ne pourront plus être diffusés, à moins de dissimuler leurs visages.

Le Parquet de Bruxelles a rappelé la loi du 10 août 2005 « alourdit les peines prévues pour ceux qui révèlent l’identité » de mineurs poursuivis ou faisant l’objet d’une mesure décidée par le juge de la jeunesse.

Cette interdiction concerne la diffusion d’images (photos et videos), de textes ou tout autre support permettant de les identifier.
Concrètement, tous les journaux qui ont publié mardi matin la photo du jeune arrêté la veille sont en infraction.
Concrètement, la citation du nom du suspect arrêté, de ses parents et la localisation de sa résidence seraient passibles de poursuite.
Les peines encourues par les journalistes vont jusqu’à deux mois d’emprisonnement.
On a donc fait disparaître toutes les photos « interdites » des sites internet publics.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Mon avis :

Encore une loi excellente dans son esprit, qui l’est resté un certain temps, jusqu’à ce que nombreux sont ceux qui ont compris que cela leur permettraient de multiplier leurs méfaits en tout impunité.
Pris sur le fait, relachés quelques heures plus tard car mineurs, ces jeunes peuvent recommencer.
Une loi devrait penser aux deux parties, pas seulement à l’agresseur, mais également aux victimes passées et futures.
Pas facile. Mais Il serait temps d’y penser, aussi difficile que ce soit
.

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Billets groupés.

19:53 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divers |  Facebook |

25/04/2006

Meurtre de Joe

 

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Billet du jour posté à 09h30

Entretien avec Ahmed Medhoune.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 24 avril 2006, page 7.
Tout l’article est à lire, ici uniquement des extraits comme d’habitude.

Ahmed Medhoune est sociologue à l’Université Libre de Bruxelles (ULB).
Connu pour ses travaux sur l’immigration et l’école, il a conçu et mené des actions scolaires en faveur des élèves de milieu défavorisé à Bruxelles.
Propos recueillis par Olivier Bailly.

O.B. : Il semblerait qu’après le meurtre de Joe Van Holsbeeck, l’écueil de la stigmatisation ethnique a été en partie évitée.

A.M. : C’est très rassurant. L’émotion ne crie pas vengeance, elle demande justice. Et ici, on ne prend pas la partie pour le tout.

O.B. : Comment changer la donne ?

A.M. :
Quand on doit changer les attitudes d’une société, le premier réflexe, assez naturel, est de travailler avec l’école, la seule institution où l’on est sûr que ceux à qui nous volons parler sont là.
Mais cette attitude a très fortement perturbé les fonctions de l’école.
L’école devait d’abord enseigner.
Puis l’école a reçu une mission d’éducation au sens plus large tout en perdant des alliés qui construisaient aussi des repères, comme le service militaire ou un emploi stable.
L’école doit à présent enseigner, éduquer et assurer la socialisation.
C’est plus large que la transmission de savoir, cela englobe le savoir-faire, et surtout le savoir être.

O.B. : C’est trop pour l’école ?

A.M. :
Dans sa configuration actuelle, oui.
D’autant plus dans des établissements qui cumulent les handicaps.
Il y a deux mondes parallèles, séparés.
Un jeune m’a dit n’avoir plus parlé à un « belge » depuis deux ans !
Il y a des horizons qui semblent indépassables.
Même si la famille pauvre se sacrifie pour les études de son enfant, le jeu n’en vaut pas la chandelle, croit-il, parce que de toute façon, ils sont « exclus de l’intérieur ».
Et ils peuvent développer un fort ressentiment à l’égard des nantis.

O.B. : La solution dans l’immédiat ?

A.M. :
Pourquoi la Communauté française (Communauté francophone Wallonie-Bruxelles) ne créerait-elle pas un outil didactique donnant des clés pour traiter d’événements comme celui-là ?
L’enseignant est seul pour donner des réponses.

O.B. : Que dire à son fils qui va prendre le métro avec son MP3 ?

A.M. :
Faut-il interdire à son enfant de prendre son MP3 ?
Le danger est que les parents transmettent un sentiment d’insécurité, une volonté de vivre séparément.
Il faut occuper l’espace public, ne pas le laisser à des gens qui en parlent en termes de territoires.
Il faut prendre le bus, le train, vivre ensemble.

O.B. : Mais si personne ne me suit, je me mets seul en péril

A.M. :
Il faut retrouver confiance dans le collectif.
Tisser des relations de voisinage, s’impliquer dans la vie locale pour se sentir plus fort ensemble.
La sécurité, c’est aussi un sentiment ici et maintenant, on peut rassurer aussi avec un sourire.
En améliorant la qualité des liens sociaux, en rentrant dans un lieu public et en disant « bonjour », on envoie un signe de paix.
Dans une certaine mesure, il y a moyen de réguler les tensions par les civilités.

 

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Billet du jour posté à 11h13

Entretien avec Arno.

Arno Hintjes

D’après le journal Le Soir du 24 avril 2006, toute la page 18.
Tout l’article est à lire, ici uniquement des extraits comme d’habitude.

Arno Hintjes est né à Ostende en 1949. Rocker. Arno sait chanter et faire la java dans les nuits de Bruxelles, sa ville d’adoption.
Arno n’a pas été surpris par la tragédie dont a été victime le jeune Joe Van Holsbeeck. De son appartement de la rue Antoine Dansaert, près de la Bourse, Arno a vu les rues se transformer et la violence changer de visage ces dernières années.
Le journal Le Soir publie son témoignage, traduit de l’interview accordée au Standaard ce week-end.

Les agressions sont en augmentation à Bruxelles et plus dégueulasses.
Il y a dix ans, je pouvais rentrer à pied sans me sentir en insécurité. Aujourd’hui, je sais que je ne dois plus faire ça. Peut-être que je suis devenu plus vieux, j’ai 57 ans.
Je connais maintenant beaucoup plus de gens qui ont été victimes d’agressions.
Désormais, les agresseurs sont de très jeunes gens.

Récemment, mon fils est rentré à la maison avec un oeil au beurre noir. Il ne voulait pas me dire ce qui s’était passé.
Je trouve que certaines choses doivent être dites à un certain moment.
Il y a ici de jeunes gens qui rôdent, des « motherfuckers » d’origine arabe, mais qui sont nés ici. Ils sont frustrés et en tirent prétexte pour justifier l’usage de la violence.
Beaucoup de mes amis marocains sont aussi fâchés avec ces éternelles excuses à la violence.
J’ai des amies marocaines qui ne peuvent plus se promener en rue parce qu’elles se font traiter de putains. Certaines donnent des leçons à des allochtones, bénévolement. Et elles se font salir dans la rue.

Je pense parfois que certains parents devraient aussi être mieux éduqués. Mes voisins viennent du Maroc. Pour eux, tout est simple. Si cela arrivait au Maroc, les flics leur voleraient dans les plumes. Au Maroc, cela n’arrive pas. J’y vais souvent et, là-bas, je me sens en parfaite sécurité.
Je vais parfois dans les banlieues de Paris, de Lyon et de Marseille. Après 22 heures, tout est barricadé. Quinze gardes du corps, de vraies armoires à glace, protègent la salle de concert. C’est la grosse merde, man !

Il y a quelques années, je sortais d’un studio d’enregistrement près du centre-ville de Bruxelles. Une voiture s’arrête à côté de moi et quatre types sautent dehors. Je pensais que mon heure était arrivée, mais c’était quatre flics qui patrouillaient dans une voiture banalisée.
J’ai roulé avec eux dans le quartier. Ils m’ont montré les bandes, qui les connaissaient très bien aussi et ils me disaient :

« Tu vois, Arno, voilà comment ça marche :
- Si nous voulons faire notre travail comme il faut, nous sommes trop à droite pour tel parti.
- Si nous sommes tolérants, un autre parti nous juge trop à gauche.
Que devons-nous faire ? C’est là tout le problème.
Si tu tiens un discours conservateur, tu es aussitôt étiqueté Vlaams Belang.
C’est … bullshit. »

Une autre nuit, j’ai vu deux individus qui attaquaient une jeune fille. Je me suis dit : que dois-je faire ? Je m’en suis mêlé et l’un des types m’a envoyé : « Vlaams Blokker ».
C’est typique de notre époque.
C’est pour cette raison que j’ai aussi beaucoup de sympathie pour les flics. Que doivent faire ces types pour bien faire ?

Si le Vlaams Belang arrive au pouvoir, ce sera la catastrophe. En Flandre, nous sommes en train de les regarder faire. Ce que j’en pense ? Est-ce que la Flandre n’est pas assez flamande comme ça ?
On oublie parfois comment c’était avant.
Il n’y a pas si longtemps que les femmes se promenaient avec un châle, que les hommes et les femmes étaient dans des zones séparées à l’église, et qu’on vous mettait sous pression si vous n’aviez pas fait votre communion.
Le Belang … comme chanteur je ne peux rien y faire, parce que mon public ne vote pas pour le Vlaams Belang. Et je suis ici en train de parler au mauvais journal (De Standaard). C’est au Laatste Nieuws que je devrais dire tout ça.

Ce qui m’attire à Bruxelles ?
Je me suis échoué à Bruxelles. J’aime Bruxelles. C’est la seule ville vraiment belge.
Bruxelles est une ville ouverte et sa population ne se prend pas au sérieux.
Ne pas confondre Bruxellois flamands avec les Flamands.
Au plan artistique, il se passe ici des choses fantastiques.

Je crains la montée de l’intolérance. La jeunesse a peur. Les jeunes de 14 ans marchent dans la rue avec les yeux dans le dos.

La jeune génération voit les différences de manière beaucoup moins tranchée que nous. Mon fils de dix ans joue au basket dans un club. Ses meilleurs amis sont un Africain et un Marocain. Ils ne voient aucune différence de couleur. Ils ne comprennent pas ce que c’est le racisme. Ils ne savent pas non plus ce que c’est d’être de droite et de gauche.

Nous vivons dans un environnement où seuls le « je » et le « moi » sont importants. Ça doit changer. Le peuple doit appeler un chat, un chat. Et passer un peu moins de temps suspendu à la télé.

A Laeken (extension nord de Bruxelles), nous habitions entre un Portugais, un Marocain et un Africain. Il y avait une plaine de jeux tout près et cela fourmillait de dealers. Il y avait aussi un bureau du Front National et un autre du Vlaams Blok.
Les gens du quartier se sont mis ensemble. On a mis dehors tous les dealers, les deux bureaux ont disparus et chaque année, ils organisent une fête avec choucroute, couscous et musique de Dan Lacksman, qui habite là aussi. Ça fait douze ans que ça fonctionne.
Ça montre que le peuple peut prendre son sort en main. Les Marocains veulent aussi que leurs enfants soient en sécurité, qu’ils puissent étudier. Ce qu’on a fait là-bas peut se produire partout.

La solidarité jaillit parfois là où on ne l’attend pas. La femme de Marc Didden, qui habite aussi dans la rue Dansaert et les enfants ont été attaqués par une bande et un Marocain de 25 ans les a sauvés et a ramené les enfants à la maison. Ça existe aussi, des Marocains qui, à 25 ans, se posent les bonnes questions et prennent leurs responsabilités.

Soyons des hommes. Nous ne sommes pas mariés à l’extrémisme. Et laissons les gens être eux-même : cheveux courts ou cheveux longs, noirs ou blancs, musulmans ou athées.
Soyons (en français) « un petit pays avec un grand esprit »

www.arno.be

 

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Billet du jour posté à 11h56

Arrestation des agresseurs de Joe Van Holsbeek.

Point d'interrogation, Le Royer

Sur http://actuality.skynet.be

(Belga) Les autorités judiciaires de Bruxelles connaissent les identités des deux jeunes gens qui ont poignardé à mort le 12 avril dernier à la gare Centrale à Bruxelles Joe Van Holsbeeck pour lui voler son MP3. Il s'agit de deux jeunes Polonais âgés tous deux de 16 ans, a confirmé mardi matin officiellement la police fédérale.

L'un d'eux a été arrêté et a avoué avoir pris part aux faits, mais il n'a pas donné le coup de couteau mortel qui aurait été infligé par son comparse. Ce dernier est aussi connu de la police et de la justice. Il dispose d'une adresse fixe, mais n'était pas présent sur place. Les enquêteurs pensent que le jeune homme est en fuite. "Mais nous connaissons son identité et nous disposons de sa photo", a déclaré Glenn Audenaert, directeur judiciaire du SJA Bruxelles. "Nous sommes confiants de pouvoir l'arrêter".(GFR)

 

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Billet du jour posté à 23h03

Courrier des lecteurs du journal Le Soir.

dessin Le Royer en point d'interrogation

D’après le journal Le Soir du 25 avril 2006.

A.C. :

Joe, je marche tous les jours avec un noeud dans la gorge.
Je me pose une question :
L’émotion qui s’engouffre dans notre société à la suite de ton assassinat très médiatisé va-t-elle ouvrir les coeurs et les esprits suffisamment pour que soient prises en compte les agressions quotidiennes que subissent d’autres jeunes et moins jeunes gens ?

Des blacks, des blancs, des beurs qui sont aussi attaqués, violés, tabassés pour des conneries, mais dans des lieux moins en vue que la gare Centrale de Bruxelles.
Des blacks, des blancs, des beurs dont on ne parle pas ou si peu.

N.D. :

En tant que citoyenne, je suis choquée par le discours qui nous est servi par la ministre responsable de l’organisation de la Justice dans notre pays.
Réfléchir à une politique de répression et de sanction intelligente, en particulier pour les mineurs multirécidivistes ?

Quelle idée saugrenue, puisque le simple fait de traiter les plaintes et de prononcer une sanction n’est même plus à l’ordre du jour !

Il faut mener le travail au niveau éducatif.
Qui d’autre aurait pu y penser que Mme Onkelinx ?
Il faut dire qu’elle est également fine experte en matière d’éducation, si l’on se réfère à son glorieux passé de « fossoyeuse » de l’enseignement.

La déconnexion avec les citoyens et leurs préoccupations est totale.
La position des socialistes sur ces problèmes de société est complètement obsolète.
Il n’existe aucune réflexion en dehors d’un discours convenu et politiquement correct sur les racines d’un mal dont on rend responsable une société qui engendre des inégalités.
Dans cette logique de responsabilité collective, tout le monde, donc personne (n’)est responsable.
Aucune riposte intelligente face aux stratégies haineuses de l’extrême droite.
Dommage pour la démocratie et pour le peuple de gauche !

 

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Billet du jour posté le 26 avril 2006 à 14h38

Mort de Joe Van Holsbeeck (Questions)

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 25 avril 2006. Huit questions.
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Question 1 : Y a-t-il assez de policiers dans les rues ?
Question 2 : Les mineurs délinquants sont-ils correctement pris en charge ?

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Question 3 : Les petits délinquants sont-ils relâchés trop vite ? Par M. Metdepenningen.

Les policiers de terrains se plaignent souvent de voir de jeunes délinquants aussitôt remis en liberté par les juges de la jeunesse, venir les narguer devant les commissariats.

Les juges de la jeunesse se plaignent d’un manque crucial de moyens et du peu de places disponibles en institutions fermées ou ouvertes.

Scandale ?
Assurément pour les victimes.
Et désillusion pour les policiers, qui considèrent parfois « travailler pour rien », même après avoir arrêté des multirécidivistes.

Beaucoup de jeunes délinquants le savent et l’expriment lors de leur audition par la police : « Jusqu’à 18 ans, nous ne risquons rien ».
Et il n’est pas rare que des mineurs, pénalement irresponsables, soient utilisés par des majeurs pour commettre des larcins.

La surcharge des parquets incline à opérer trop de classements sans suite
et à éviter d’enquêter trop avant sur des dossiers concernant des « délits mineurs ».

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Par J-P Borloo.

Le sentiment d’impunité concerne la réaction des autorités par rapport à une infraction commise.
Y a-t-il vraiment une impunité ?
Peut-on parler, actuellement, de réponse immédiate de la société, quelle que soit la forme de cette réponse ?
Non, semble-t-il.
Il en résulte dès lors, pour l’auteur d’un fait et pour la victime, un sentiment d’impunité.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Question 4 : Le sentiment d’insécurité est-il fondé ?
Question 5 : Les transports en commun sont-ils dangereux ?

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Question 6 : Le décrochage scolaire est-il un grave problème ? Par P. Bouillon.

On parle de 3.000 élèves en décrochage côté francophone, 4.000 côté flamand.
L’école est obligatoire de 6 à 18 ans.
Quand le jeune décroche, lui et ses parents peuvent être interpellés par la justice.
Ces trois dernières années, 800 dossiers ont été ouverts.
Dans l’écrasante majorité des cas, ils sont classés sans suite.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Question 7 : Faut-il créer un service citoyen obligatoire ? Par B. Vaes.

Marco Martiniello, sociologue : « La citoyenneté, c’est la participation. Chacun doit pouvoir participer. Les travailleurs sociaux se heurtent toujours à la difficulté de toucher certains jeunes.

C. D. : « On veut un service obligatoire, sinon rien ! Un service d’un an pour tout le monde. »
Les jeunes se consacreraient à des activités d’intérêt collectif : le social, la santé, l’environnement, la vie des quartiers, le sport pour jeunes, l’aide aux petits et aux plus âgés. Le parcours aboutirait à un certificat.

Mon avis :
Pourquoi attendre 18 ans ?
Je sais que cela est déjà demandé dans certains groupes à des jeunes qui vont atteindre leur majorité religieuse ou laïque ! Autrement dit à 12 ou 13 ans !
Pourquoi ne pas l’exiger de tous à la sortie de l’école primaire ?

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Question 8 : GSM, MP3, …, objets de convoitise ? Par M. Metdepenningen.

Mort pour son MP3 ? C’est un raccourci.

Chaque jour, des agressions semblables, sans issue fatale, ont lieu dans le métro, les gares, les abords des écoles.

Les agresseurs de Joe Van Holsbeeck en voulaient sans doute plus à la valeur de son MP3 qu’à l’objet lui-même.
Objet de valeur, proie facile.
Les voleurs de sac ne volent pas pour les sacs des personnes âgées.

A Bruxelles, comme ailleurs, les racketteurs les plus violents volent pour revendre et s’acheter d’autres biens.

La plupart des « caïds » possèdent d’ailleurs leurs propres GSM, MP3 ou ordinateurs dernier cri.

Le parquet de Bruxelles n’a pas jugé utile de diffusé le numéro de série du MP3 de Joe qui, s’il n’y eut le meurtre, aurait dû se retrouver chez des receleurs ou être revendu en rue.

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Billets groupés.

23:03 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divers |  Facebook |

24/04/2006

Photos manifestation Joe Van Holsbeeck

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City 2 et Boulevard Pachéco

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Esplanade Place du Congrès


1387 gare Centrale

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Mont des Arts

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Toujours le Mont des Arts.

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Gare Centrale
Pas de plantage pour le moment.
Peut-être que le résultat sera satisfaisant
J'ignore quand je posterai de nouveau.

 

Continuer à poster? (posté à 01h32)

Je peux naviguer avec Internet explorer, sauf sur les skynetblogs! J'ai réussi à ouvrir avec Netscape 7.0 mais je n'ai plus l'éditeur avancé. Je vais sans doute être obligée d'arrêter de visiter skynetblogs.

23/04/2006

Joe Van Holsbeeck Réflexions et manifestation

 

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Billet du jour posté à 02h29

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par Clade Halmos.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 19 avril 2006
Claude Halmos, psychanaliste, spécialiste des questions de l’enfance, auteur de « L’amour ne suffit pas ».
Propos recueillis par D. Berns.

>>> A propos des agresseurs de Joe Van Holsbeeck :

Le piège serait de croire que les jeunes qui commettent ce genre d’actes sont des monstres, qu’ils sont nés comme cela ;
ou que cette espèce de sauvagerie tient essentiellement à des conditions de vie et de pénurie, à un déterminisme social.

Un acte comme celui-là reflète essentiellement une absence d’éducation.
Il contredit deux interdits :
- on ne peut pas porter atteinte à la personne de l’autre ;
- on ne peut porter atteinte aux biens de l’autre..
Or, c’est quelque chose que l’on doit apprendre par l’éducation.
Ces jeunes sont restés au « stade pulsionnel enfantin » :
j’ai envie de la gomme de mon voisin,
il ne veut pas me la donner,
je le frappe
.
D’où l’importance des interdits que les parents imposent à l’enfant à l’enfant de respecter, et de l’exemple qu’ils lui donnent.

Quand cela va jusqu’à tuer pour un Ipod, il faut aller chercher dans l’histoire personnelle du jeune.
Non seulement il n’a pas été éduqué, mais il a probablement été encouragé, au moins inconsciemment, à la sauvagerie.

>>> Les parents :

Il n’est pas juste de parler de « démission des parents ».
Il y a toujours eu des parents plus ou moins laxistes.
Les parents d’aujourd’hui sont prisonniers de l’idéologie de l’amour, selon laquelle il suffit d’aimer nos enfants.
On ne leur explique pas suffisamment à quel point l’éducation est vitale.
Trop souvent, les parents pensent que les enfants se construisent psychiquement tout seul. C’est faux.
Un père, même laxiste, qui voit son bambin de quatre ans empoigner le verre de vin sur la table, le lui prendra des mains.
Pourquoi ? Parce qu’il sait que c’est dangereux.

Si on explique aux parents qu’il y a des choses de la vie courante qui sont vraiment dangereuses pour le psychisme de l’enfant, parce qu’elles empêchent ou faussent la construction de son psychisme, ils le comprennent.
Cela vaut pour les familles avec lesquelles j’ai travaillé durant vingt ans dans la banlieue nord de Paris, la plus difficile, comme pour celles que je vois dans mon cabinet et qui viennent d’un autre milieu.

Je fais par exemple allusion à la façon dont un petit enfant se comporte avec les autres au square.
Il bouscule un autre enfant pour lui prendre son seau.
Il faut lui expliquer
- qu’il a fait mal à cet autre enfant ;
- que le seau ne lui appartient pas ;
- qu’il doit demander s’il peut le prendre ;
- que si l’autre ne veut pas le lui prêter, il doit renoncer.

Ce sont des choses comme celles-là, très banales, qui sont à la base de l’éducation et qui permettent d’inculquer le respect de l’autre.

>>> Plus d’autorité ?
Il faut réaffirmer l’autorité.
Les parents ont compris qu’il faut expliquer, parler, mais ils ont laissé de côté la sanction.
Ils doivent savoir que s’ils ont expliqué deux fois un interdit à leur enfant, celui-ci le connaît.
Et que s’il le transgresse, c’est en connaissance de cause.
Il faut sanctionner
.

>>> Que faire du délinquant ?
Il faut essayer de comprendre ce qui a manqué dans leur éducation
et essayer de remettre en place ce qui peut l’être,
en sachant que c’est plus difficile à 15 ans qu’à 3 ans.

 

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Billet du jour posté à 02h34

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par Philippe Beague.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 19 avril 2006
Philippe Beague, psychanalyste, psychologue et directeur de la Fondation Dolto,
sur le chat du Soir en ligne, a répondu aux questions soulevées par la mort de Joe Van Holsbeeck.

Il faut donner des notions d’éducation, des règles, des sanctions en cas d’infraction.
La capacité de gérer la violence que nos avons en nous s’acquiert par l’éducation, l’exemple que donnent les parents, les adultes.

Beaucoup de parents oublient parfois qu’éduquer, c’est aussi « faire souffrir » :
aider leur enfant à dominer ses pulsions.

Les enfants et les ados doivent sentir que les parents ont du respect pour les professionnels qui prennent leurs enfants en charge.

 

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Billet du jour posté à 02h38

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par des lecteurs d’un journal.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006, courrier des lecteurs.

On a la criminalité qu’on mérite.

Je pense à tous les parents, du coup devenus insécurisés par l’absurdité de cet acte ignominieux.

Comment ne pas mettre en parallèle
le drame épouvantable qui a brisé la famille de Joe
et les mesures que prennent dans le même temps,
nos autorités « compétentes » au sujet des « petits délits » ?

Le geste imbécile de la gare Centrale de Bruxelles est
l’aboutissement d’une série de non-mesures
grâce auxquelles une certaine frange de la population
est arrivée à la conclusion
que tout est permis,
que tout est facile
.
Il suffit d’agresser pour assouvir ses désirs.
Nous savons que dans les faits,
les différentes composantes de ce que nous appellerons la Justice
n’ont plus la volonté de poursuivre cette multitude de petits délits
qui nous empoissonnent la vie,
tels qu’agressions diverses, insultes, rackets, etc.
Trop de paperasses, trop de temps perdus, plus de place dans nos prisons.

 

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Billet du jour posté à 08h52

Le procureur et l’agression de la gare Centrale.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Propos de Cédric Visart de Bocarmé, procureur général de Liège, recueillis par F. Delepierre.

Le type d’agression dont a été victime ce garçon est monnaie courante. Mais ici, ça a mal tourné et le jeune homme est décédé.
Les enquêtes aboutissent rarement pour ce type de méfaits.
Ça fait peur.
J’en parle en connaissance de cause car voici deux semaines, mon fils s’est fait attaquer à la sortie du métro alors qu’il avait son gsm en main. Heureusement, quelqu’un est intervenu et les agresseurs ont pris la fuite. Mais ça laisse des traces.

Il faut garder la capacité judiciaire pour arrêter les malfaiteurs.
Nous avons d’ailleurs souvent des difficultés avec certains bourgmestres qui mettent beaucoup de « bleu » dans les rues pour rassurer la population.
Or, nous avons besoin de ces forces pour résoudre des enquêtes judiciaires.
Pour auditionner des gens.
Pour rechercher des indices.
Q’y a-t-il de plus satisfaisant que de voir une enquête aboutir ?

Les tribunaux sont débordés
et cela contribue à élever un peu trop le seuil du « petit délit » qui ne fera pas l’objet de poursuite
.
Dès lors, oui, un sentiment d’impunité existe chez les jeunes.

Je suis pour les réactions rapides.
Il ne sert à rien de juger un voleur de CD deux ou trois ans après le vol.

Il faut éviter que les jeunes soient livrés à eux-mêmes.
Or, de plus en plus de parents ne savent plus que faire avec leurs enfants.
Ils se découragent et se reposent sur les enseignants et la justice.
Il faut leur faire comprendre que ce sont eux les principaux responsables de leurs enfants.

 

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Billet du jour posté à 09h27

L’origine des agresseurs de Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Par Michel de Muelenaere.

Le blog http://pourjoe01.skyblog.com ouvert à la mémoire de Joe Van Holsbeeck est devenu un défouloir.
La mère de la cousine de Joe, hôtesse du blog, se disait choquée par ceux qui continuent à tenir des propos racistes.

Au-delà des invectives anti-immigrés – et à cause de l’origine ethnique des auteurs du meurtre – on devine une gêne.

Radouane Bouhlal, président du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie :
« L’origine ethnique des auteurs fait partie du débat. Il est légitime de se poser des questions sur les jeunes immigrés et la délinquance, sur l’existence d’un racisme anti-blanc. Mais ce n’est pas prudent d’ouvrir ce débat maintenant ! Si c’est le cas, vous n’éviterez pas que la communauté immigrée se sente stigmatisée. »

Un éducateur bruxellois :
« Pourquoi ne s’est-on pas ému, il y a un mois, lorsqu’un jeune Black est mort poignardé pour son GSM à Anderlecht ? »

Même si elle ne « colle » pas aux stratégies, la question ethnique risque de s’imposer.
Eliane Deproost, directrice adjointe du Centre pour l’égalité des chances :
« On peut reconnaître qu’il y a des problèmes de mode de citoyenneté d’une partie de la jeunesse d’origine immigrée. »

Faut-il ouvrir ce débat ?
Ou risquer de se le voir imposer par une partie de l’opinion ?
Que dire ?
Malaise.

Des interlocuteurs concèdent qu’il faut oser saisir des questions jadis intouchables.

 

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Billet du jour posté à 10h55

Chiens perdus sans collier, de Gilbert Cesbron.

Au début de sa lettre, le père de l'ami de Joe Van Holsbeeck écrit « retrouver ces chiens sans collier ».
Je suppose qu’il pense au livre Chiens perdus sans collier, livre célèbre du temps de mon enfance, ainsi que l’auteur. Livre publié en poche dans la collection J’ai lu.
Pour ceux que cela intéresse :

http://phalese.univ-paris3.fr/bdhl/bdhl.php
La Banque de Données d'Histoire Littéraire (bdhl) vous permet de faire des recherches sur les oeuvres et les auteurs de langue française.
Chiens perdus sans collier : oeuvre de Gilbert Cesbron (1913-1979), publiée en 1954 par Robert Laffont (Paris).
Thèmes abordés : adolescence, amitié, amour, chien, christianisme, désespoir, éducation, emprisonnement, enfant abandonné, famille, fugue, haine, inégalité, justice, mort, orphelin, société, solitude, vol.

Voir aussi
http://www.biblioweb.org/
http://fr.wikipedia.org/

 

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Billet du jour posté à 11h06

Lettre à mon fils et aux politiques, par le père de l’ami de Joe.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006. (extraits)
Le Père de l’adolescent, témoin impuissant du meurtre de son ami Joe Van Holsbeek, souhaite garder l’anonymat pour gérer le risque diffus sur la sécurité de son fils mais surtout pour lui assurer la reconstruction d’un avenir, sereinement. Le Père de l’ami a partagé toutes les démarches des Parents de Joe. Il s’adresse au monde politique par l’entremise du journal.

Joe n’a pas eu de gardiens à la gare Centrale ? On en a oublié un qui fut d’ailleurs bien seul.
Je suis son père et je suis très fier de ce qu’il a été capable de faire pendant et après le drame, malgré le chagrin et le choc engendrés par cette inqualifiable agression, afin que les secours soient très rapidement sur les lieux, et pour répondre, durant les heures qui ont suivi, aux nombreuses questions des enquêteurs et ainsi leur donner un maximum de chances de retrouver ces chiens sans collier.

Mon fils, j’éprouve un sentiment de honte de t’avoir fait avancer dans une société dont je fais partie, et qui vous prive de plus en plus du droit élémentaire de vous déplacer librement.

Après deux agressions physiques, un racket, une tentative de racket, durant tes déplacements en moins de deux ans, je croyais que tu avais atteint le sommet du genre.
C’était sans compter sur le lâche assassinat de ton ami commis sous tes yeux par des prédateurs à l’affût de proies théoriquement faciles.
Mais je veux à tout prix t’aider à te construire un avenir dans un esprit et avec un message positifs.

Il importe d’en savoir plus sur les auteurs eux-mêmes et de permettre aux enquêteurs de poursuivre leur travail de fourmi, le plus possible en dehors de la pression médiatique.
Les données statistiques disponibles sont parcellaires parce qu’elles ne reposent que sur des plaintes que souvent les victimes de faits moins graves n’osent ou ne peuvent déposer, faute de personnel disponible, voire disposé à les enregistrer.

Que faire des quelques centaines de jeunes gens qui ont tracé leur territoire, parfois littéralement, sur les axes de l’underground et en divers lieux de l’espace public pour exécuter leurs basses besognes, alors que les dispositifs mis en place depuis de nombreuses années pour les écouter n’ont pas d’effet sur eux ?

Cette question apparaît centrale car, par l’impunité totale ou partielle dont ils bénéficient, ces personnages constituent visiblement une pompe aspirante vers les bas-fonds de l’ignoble à une série d’autres jeunes gens qui s’identifient à eux.

Il en est d’autres qu’il importe de ne pas éluder, quitte, peut-être, à faire sauter des tabous.
Jusqu’ici, le débat sur la délinquance s’est toujours neutralisé entre deux extrêmes :
- les propos de café de commerce appelant à la haine raciale
- et certaines réflexions de salons feutrés, parfois loin des lieux sensibles, érigeant en totems non amendables les règles de protection de la jeunesse ou les dispositions de la loi sur la vie privée pour régir les dispositifs de surveillance, voire de recherche (empreintes ADN).

Voici quelques autres questions.

Quelles exceptions prévoir en matière de sanctions pour les jeunes délinquants graves ?

Le sentiment d’impunité dont abusent certains n’est-il pas alimenté aussi par l’absence de mesures en matière de responsabilité parentale ?

L’utilisation de plus en plus obligée du mode de déplacement collectif dicté par les impératifs environnementaux ne pousse-t-il pas les sociétés de transport en commun de masquer quelque peu la réalité face aux faits commis sur leur réseau et qui les dépassent ?

Quel est l’impact comportemental du développement frénétique des appareils de plus en plus miniaturisés des moyens de (télé-) communication et de loisirs ?

La marche organisée dimanche constitue un premier pas dans la recherche de réponses, pour que le sang ne coule plus et pour que toi, mon fils, comme les autres ados ainsi que les moins jeunes, de tous les quartiers et de toutes les origines, vous puissiez à nouveau vous déplacer librement et en sécurité dans la ville et ailleurs.

 

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Billet du jour posté à 11h34

Marche silencieuse pour Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Ce dimanche 23 avril 2006 à 15 h, boulevard Pacheco près de la gare du Nord.
Prix spécial de la SNCB : 5 euros.

Une manifestation en faveur du droit à la liberté de se déplacer en sécurité.
Un appel symbolique à un débat serein et constructif sur les causes multiples de ce tragique événement.

La Maman de Joe :
« C’est simplement pour dire à tous, aux ados et à leurs parents, que nous avons le droit de vivre en paix.
Mourir pour un MP3 ? C’est insensé. Il faut que l’on puisse sortir, marcher dans nos rues en paix, sans que nos enfants se fassent agresser. Il faut pouvoir fréquenter les transports en commun en toute quiétude. »

Le Papa de Joe se rappelle ses réticences lorsque Joe avait décidé de s’acheter, en travaillant lui-même, un MP3.
« Je sais que ce genre d’appareil, comme les téléphones portables, sont sources de danger. Mais on a quand même le droit de posséder le téléphone qu’on veut sans s’exposer dès qu’on sort en rue. »

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La Marche blanche.
1996.
Il y a dix ans.

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Voir également mes billets précédents
16 avril
21 avril

Article dans Le Soir.
Lire dans La Dernière Heure
Un poème d’Aramis le rimailleur

Deuxième video concernant les agresseurs de Joe Van Holsbeeck.

Ce dimanche à midi à la télévision, RTL et RTBF.

 

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Billet du jour posté à 14h08

Que dire concernant le meurtre de Joe ?

Point d'interrogation, Le Royer

A la TV, j’ai apprécié
- le discours du curé de l’église fréquenté par Joe Van Holsbeeck,
- l’expérience d’un enseignant,
- les réflexions de la grand-mère et du père, éducateur, de Julien, mort il y a deux ans.
Avec les politiques, toujours le même discours.

Mais vis-à vis des politiques, je me sens une part de responsabilité.
Responsabilité que je n’ai comprise qu’il y a quelques années.
Un jour, on m’a fait comprendre que le politique reflète la société.
Si on veut que le politique bouge,
il paraît qu’on peut le faire bouger en lui écrivant, en lui parlant.
Autrement dit, il faut s’informer pour
savoir quels sont nos représentants au niveau fédéral,
au niveau communal
.
Qu’on ait, oui ou non, voter pour eux!
Il faut leur écrire.
Peut-être ont-ils une adresse courriel ?
Le politique tient compte de ses électeurs potentiels.

Je me sens responsable vis-à-vis des politiques car je n’aime pas écrire et donc, jusqu’à présent, je ne l’ai pas fait.

On s’étonne de l’émotion suscitée par l’événement.
Je n’aime pas l’interprétation donnée.
Je pense que les gens se sentent particulièrement concernés
- car Joe a été assassiné dans un endroit que chacun, ou un proche, peut être amené à fréquenter,
- car le meurtre a eu lieu à un moment de grande fréquentation, donc en principe, peu dangereux,
- car l’agresseur était prêt à attaquer avec son couteau sachant qu’il y a risque de mort,
- car tout prouve que Joe et son ami n’ont provoqué personne,
- car cet adolescent aurait pu être l’enfant de chacun d’entre nous,
- car ce type d’agression, sans être toujours mortel, est fréquent, banalisé par la Justice, non sanctionné,
- car une partie de la population a compris depuis longtemps que les lois de protection de la jeunesse ont très rapidement favorisé le sentiment d’impunité,
- car …

 

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Billet du jour posté à 19h56

Manifestation pour Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

N’étant pas en grande forme, c’est au dernier moment que je me suis décidée à me rendre à la manifestation.
Donc pas question de m’y rendre à pied.
En bus ou en tram ?
Peu de monde à l’arrêt. C’est le tram 90 qui arrive en premier. Il est environ 14h50. Le tram est bondé. Notamment une unité de scouts. Des jeunes, peut-être entre 12 et 15 ans.
Première réflexion. On parle beaucoup pour le moment de respect. Pas un de ces jeunes n’a proposé son siège à une maman accompagnée de deux jeunes enfants, ni à une personne âgée. J’ai beaucoup hésité d’en faire la demande. Je suis persuadée que dans ce cas, au moins un se serait levé. Mais tant que je n’ai pas l’impression que je vais m’évanouir, je préfère ne rien demander.
Deuxième réflexion. Point positif pour ces jeunes. Ils n’étaient pas silencieux mais ils ne faisaient pas de bruit.

Sortie à City 2, côté botanique. Pas grand monde dans le métro. Mais à l’extérieur, il y a foule sur le trottoir. Pas sur la route sur laquelle circulent les voitures. Pour moi, il n’est pas question de rester dans la foule puisque je me méfie de mon état physique. Aussi je marche sur la route. Du monde devant et derrière moi dès la sortie du métro. Sans doute des personnes venant de la gare du Nord.

Au niveau du boulevard Pachéco, une foule qui monde en venant de la place Rogier, et une foule qui descend, venant de la rue Royale.

Un petit pont me permet d’avoir une vue sur les personnes groupées sur le boulevard Pachéco. Il est 15h passé. J’ai l’impression que le cortège ne s’est pas encore mis en mouvement. Déception. J’ai l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de monde. Je suis donc contente de m’être déplacée. Peut-être y-a-t-il des discours car de temps en temps, il y a des applaudissements.

Pas question pour moi de rester sur place, ce que je ne peux déjà pas faire en temps normal. Aussi je me déplace dans la rue Royale. Arrivée à l’esplanade de la colonne du Congrès, j’ai l’impression que le cortège a démarré. Près de la statue de Gaston Lagaffe, j’ai vu que d’une camionnette, on distribuait quelque chose. Par la suite, j’ai cru comprendre que certains avaient eu la bonne idée de distribuer des sacs plastics avec de l’eau à boire.

La porte de la gare Centrale du côté de Ravenstein est ouverte. Au bas du mont des Arts, une voyageuse hollandaise me demande ce qui se passe. Quand je lui explique, elle me dit qu’elle a lu un article dans un journal.

J’ai attendu ensuite la manifestation au Mont des Arts. Assise sur une marche. Je n’ai pas attendu les derniers manifestants. En attendant de passer devant l’entrée principale de la gare Centrale, je me suis assise au café du Vaudeville. Peu après, une famille s’est installée près de moi. Comme le papa jetait un coup d’oeil sur ma portion de tarte, je lui ai dit quelles étaient les tartes que j’appréciais particulièrement dans ce café. Quand le papa m’a dit que la famille était venue pour soutenir la famille de Joe, nous avons discuté.

Vers 18h, je suis montée vers la gare Centrale. Il y avait un petit groupe. J’ai compris quand j’ai vu l’animateur de RTL.

Je ne voulais pas en parler. Mais en rédigeant ce billet, j’écoute le journal télévisé. Par distraction, j’ai raté le début. Mais j’ai entendu le journaliste dire qu’il y avait beaucoup d’immigrés dans la manifestation. Il y en avait certainement, mais pour la majorité, rien ne laissait deviner qu’ils étaient immigrés ou enfants d’une famille immigrée. A cause de ce journaliste, j’écris la réflexion que je me suis faite. J’en ai vu, mais très peu ! Mais certains ont peut-être eu peur d’être montré du doigt.

Pour terminer ce billet, je me rappelle ce que j’ai écrit dans mon billet précédent.
Une seule manière de montrer au monde politique qu’on est nombreux à penser ceci ou cela. Il faut exprimer ce que nous ressentons en écrivant, nombreux, à nos représentants.

Pour les photos, tout dépend de mon pc. Acceptera-t-il de s’en occuper ? Mon pc m’empêchera-t-il de poster en m’annonçant qu’Iexplore a provoqué une erreur dans un fichier DLL, comme ce fut le cas cette nuit ? D’où dodo après 4h du matin.

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Billets groupés.

19:56 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divers |  Facebook |