07/04/2009

Enfant perdu du côté de Liedts

Installée dans le tram 25 en direction de Boondael, du côté droit tout à l'avant. Passé midi trente. Je lis.
Arrêt place Liedts. Le tram démarre lentement à cause de la montée et le prochain tournant dans la rue Rogier. Arrêt avant le carrefour de la rue de la Marne.

Que vois-je ? A notre droite, en plein milieu de la voie carrossable, un petit garçon. Tout droit, immobile malgré l'arrivée d'une voiture. Bien habillé et propre. Entre deux et cinq ans.

Le conducteur du tram a magnifiquement réagi. Après quelques secondes, il a ouvert la porte,  est descendu, et a pris l'enfant dans ses bras. Nous avons attendu. Le chauffeur de la voiture est descendu. D'autres personnes sont arrivées. D'où vient l'enfant ? Pas de réponse.

Le conducteur a refusé de laisser l'enfant. Il a appelé la centrale. Sans doute celui qui était de service en a avalé sa salive et a cru que ses oreilles lui jouaient des tours car il a demandé au chauffeur de répéter ses explications.

Finalement nous sommes repartis, l'enfant d'abord installé dans le cagibi du conducteur et ensuite dans les bras d'une jeune femme.
A l'arrêt de la chaussée de Haecht, comme souvent, changement de conducteur. Celui qui part donne quelques explications au nouveau et lui rappelle de ne pas laisser l'enfant. Le nouveau doit promettre pour que le premier puisse s'éloigner.

Une jeune mère, installée devant moi, a répété : « ce sera une bonne leçon pour la mère de récupérer l'enfant à la police ».
Je me suis retenue de lui dire : « Pourquoi d'office rejeter la responsabilité sur la mère ? C'était peut-être le père qui était en charge de ce jeune garçon ? ».

Je suis descendue à l'arrêt suivant. L'enfant n'a pas dit un mot. Quelle est sa langue maternelle ? Sans voix mais ses yeux regardaient de tout côté. Quand le conducteur a tendu un mouchoir, l'enfant a tendu la main pour le prendre mais la jeune femme a préféré s'en occuper et le moucher. L'enfant s'est laissé faire. Toujours calme.
Un enfant tout mignon.

Je ne voudrais pas être pour le moment à la place des parents. Savent-ils déjà où se trouve leur enfant ?
Ce qui m'étonne, c'est qu'à l'arrêt Coteaux il n'y avait toujours pas de voiture de police pour prendre l'enfant en charge.

13:22 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

j'espère sincèrement que cet enfant a pu retrouver ses parents.
Mais comment se fait-il que la police ne soit pas là plus rapidement???





Écrit par : hbron | 07/04/2009

hbron :
Sous réserve que le récit ci-dessus soit complet,
pourquoi le chauffeur n'a-t-il pas appelé la police d'abord, au lieu du dispatching ? Bonne volonté, certes, mais mauvais réflexe !

Écrit par : GNAP | 08/04/2009

à Gnap j'ai raconté ce dont j'ai été témoin.
Je suppose qu'un conducteur n'est en communication qu'avec son dispatching sauf s'il emporte son GSM.

Écrit par : Francine | 08/04/2009

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