31/03/2007

Avenue Louis Piérard à Evere

Avenue Louis Piérard à Evere.
Qui était Louis Piérard ?

http://www.arllfb.be/organisation/index.html
ARLLFB = Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique.
Rue Ducale 1, à Bruxelles-Ville pentagone.

L'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique a été fondée en 1920, sur proposition et à l'initiative du ministre des Sciences et des Arts de l'époque, Jules Destrée. Un Arrêté royal, paru le 19 août de cette même année, et signé par le roi Albert Ier, en définit les statuts et le fonctionnement, qui sont assez différents de ceux de son modèle, l'Académie Française.

D'abord par le fait que dès l'origine, les femmes y ont accès : Anna de Noailles fut l'une des premières à y prendre place.

Source :
http://www.arllfb.be/composition/membres/pierard.html
Membre belge littéraire du 13 mars 1948 au 3 novembre 1951, Fauteuil 20.

e08-louis-pierard-arllfb-be

Biographie :

Louis Piérard naît le 6 février 1886, dans le Hainaut, à Frameries, au sein d'une famille modeste.
Aîné de quatre enfants, fils d'un artisan, il grandit parmi les mineurs du Borinage.
Dès 1902, il crée l'Université populaire de Frameries. Il y accueillera des personnalités du monde artistique et littéraire : Montald, Destrée ou Verhaeren.
A partir de vingt ans, Louis Pierard collabore à de nombreux journaux et périodiques, publie des vers.
Passé à La Meuse, il s'installe à Bruxelles et collabore au Soir.
Pour lui, l'art revêt une signification sociale : il doit aider à promouvoir l'éducation du peuple.
Piérard collabore aussi à des publications étrangères.

La première guerre le voit revêtir l'uniforme du combattant.
Journaliste, il donne des articles à la presse anglaise.
La paix revenue, il réintègre la rédaction du Soir.
En 1919, il est élu député de Mons dans la mouvance socialiste.
À deux reprises, il défendra fermement la proposition de loi visant à instituer un Fonds national de la littérature.

Son œuvre personnelle est riche d'une cinquantaine de volumes, elle est avant tout celle d'un reporter et d'un critique. Dans plusieurs livres, parmi lesquels La Belgique sous les armes, sous la botte, en exil, Piérard évoque les événements de la grande guerre.
Le critique d'art s'intéresse à La peinture belge contemporaine, quatre ans après avoir été le premier auteur à écrire un ouvrage sur Vincent Van Gogh (1924), souvent considéré comme une référence.

Piérard voyage beaucoup. On le retrouve comme reporter aux États-Unis, en Argentine, en Tchécoslovaquie, au Mexique, en Afrique du Nord, en Asie mineure. Ses souvenirs feront l'objet de plusieurs volumes.

Malgré de multiples occupations (par exemple sa nomination de bourgmestre de Bougnies, en 1932, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort), Piérard ne cesse d'écrire et de militer.

Pendant la seconde guerre mondiale, il se retire dans le Midi de la France.

Rentré au pays, il publie une Histoire de la Belgique, dans la collection « Que sais-je ? », en 1948.
En dépit d'un état de santé défaillant, Piérard tient à assister à un hommage à Colette, à Paris. C'est là qu'il meurt le 3 novembre 1951. Il avait été élu à l'Académie royale de langue et de littérature françaises le 13 mars 1948.

Louis Pierard et l’Angleterre pendant la première guerre mondiale, cliquez sur
http://www.1914-1918.be/insolite_village_tamise.php

http://www.servicedulivre.be/fiches/p/piersonpierard.htm
Sa fille Marianne Pierson-Piérard, romancière, nouvelliste...

Les commentaires sont fermés.