27/03/2007

Hôtel Saintenoy

hôtel Saintenoy Bruxelles

Association des Hongrois de Belgique, 123 rue de l'Arbre Bénit 1050 Bruxelles (rue partant de la chaussée d'Ixelles entre la porte de Namur et la Maison communale).
Visite de la maison classée sous le nom Hôtel Saintenoy ouvert dans le cadre de "découvrir le visage européen de Bruxelles" n°68.

Ce joyau de l'architecture bâti en 1870 est, depuis 1956, la propriété de la Mission Catholique Hongroise avec ses vitraux connus mondialement. (D’après la brochure)

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Photos :
Rue de l’Arbre-Bénit et l’entrée de l’Hôtel Saintenoy.

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Rez-de-chaussée. Plafond d’un couloir. Rampe d’escalier. En levant les yeux, un vitrail surmonté d’une partie détruite suite à un bombardement.

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Le vitrail et la sculpture « Saint-Michel terrassant le dragon », symbole de la ville de Bruxelles.
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A gauche, la chapelle du premier étage. Au centre, retour dans le couloir du rez-de-chaussée et vue sur le plafond de la chambre dans laquelle étaient présentées des spécialités hongroises.
A droite, au rez-de-chaussée, le local principal, une vue du côté de la façade arrière.

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Le local principal de réception de l’association dans l’Hôtel Saintenaoy, le plafond, le vitrail « La Vague » de l’intérieur et ce qu’on en voit de la rue.

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Le vitrail, de 1897, est célèbre et connu sous le nom de la « La Vague ».
Une jeune femme fait face à la mer.
Sa chevelure et les vagues forment des arabesques typiques de l’Art Nouveau.
Privat-Livemont a dessiné le carton à la demande de l’architecte Paul Saintenoy pour l’hôtel qu’il venait d’acquérir.
Raphael-Evaldre a réalisé le vitrail
.

Le guide s’est présenté comme celui qui a fait classer la maison. Malheureusement j’ai raté la plus grande partie des explications concernant la maison.

Si j’ai bien compris et bien mémorisé...
Au moment de l’achat en 1956 la maison était très délabrée. De nombreux réfugiés hongrois arrivent en Belgique et c’est un curé qui l’a achetée. Le curé est mort jeune, mais comme l’a signalé le guide, après avoir payé le dernier franc.
Au dernier étage se trouvait une citerne qui, sans doute du temps de Paul Saintenay, était remplie en montant l’eau seau après seau et c’est ainsi que la maison était l’une des premières à disposer de l’eau courante (à la force des bras des serviteurs).
Les documents d’achat permettent de savoir d’où viennent les éléments décoratifs. On sait par exemple de quelle maison détruite à Bruxelles provenait la rampe d’escalier visible au rez-de-chaussée.
La demande de classement a été acceptée ce qui suppose une aide financière bienvenue pour une pauvre mission mais les remboursements ne suivent pas. Je suppose que l’association regrette peut-être maintenant le classement qui apporte plus de tracas que de soutien.
De petits morceaux de papier découpés et décollés par la commission de classement au rez-de-chaussée a permis de découvrir que le papier mural recouvre des fresques sans doute réalisées du temps où l’architecte Paul Saintenoy y résidait. Mais l’association hongroise ne dispose évidemment pas de fonds permettant la rénovation.
La visite a aussi été l’occasion de déguster une bonne pâtisserie hongroise.

Un visiteur a signalé que lui-même a séjourné quelque temps dans la maison en tant que réfugié et cela a été l’occasion de découvrir l’ancienne cuisine dans les sous-sols.

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