23/04/2006

Joe Van Holsbeeck Réflexions et manifestation

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 02h29

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par Clade Halmos.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 19 avril 2006
Claude Halmos, psychanaliste, spécialiste des questions de l’enfance, auteur de « L’amour ne suffit pas ».
Propos recueillis par D. Berns.

>>> A propos des agresseurs de Joe Van Holsbeeck :

Le piège serait de croire que les jeunes qui commettent ce genre d’actes sont des monstres, qu’ils sont nés comme cela ;
ou que cette espèce de sauvagerie tient essentiellement à des conditions de vie et de pénurie, à un déterminisme social.

Un acte comme celui-là reflète essentiellement une absence d’éducation.
Il contredit deux interdits :
- on ne peut pas porter atteinte à la personne de l’autre ;
- on ne peut porter atteinte aux biens de l’autre..
Or, c’est quelque chose que l’on doit apprendre par l’éducation.
Ces jeunes sont restés au « stade pulsionnel enfantin » :
j’ai envie de la gomme de mon voisin,
il ne veut pas me la donner,
je le frappe
.
D’où l’importance des interdits que les parents imposent à l’enfant à l’enfant de respecter, et de l’exemple qu’ils lui donnent.

Quand cela va jusqu’à tuer pour un Ipod, il faut aller chercher dans l’histoire personnelle du jeune.
Non seulement il n’a pas été éduqué, mais il a probablement été encouragé, au moins inconsciemment, à la sauvagerie.

>>> Les parents :

Il n’est pas juste de parler de « démission des parents ».
Il y a toujours eu des parents plus ou moins laxistes.
Les parents d’aujourd’hui sont prisonniers de l’idéologie de l’amour, selon laquelle il suffit d’aimer nos enfants.
On ne leur explique pas suffisamment à quel point l’éducation est vitale.
Trop souvent, les parents pensent que les enfants se construisent psychiquement tout seul. C’est faux.
Un père, même laxiste, qui voit son bambin de quatre ans empoigner le verre de vin sur la table, le lui prendra des mains.
Pourquoi ? Parce qu’il sait que c’est dangereux.

Si on explique aux parents qu’il y a des choses de la vie courante qui sont vraiment dangereuses pour le psychisme de l’enfant, parce qu’elles empêchent ou faussent la construction de son psychisme, ils le comprennent.
Cela vaut pour les familles avec lesquelles j’ai travaillé durant vingt ans dans la banlieue nord de Paris, la plus difficile, comme pour celles que je vois dans mon cabinet et qui viennent d’un autre milieu.

Je fais par exemple allusion à la façon dont un petit enfant se comporte avec les autres au square.
Il bouscule un autre enfant pour lui prendre son seau.
Il faut lui expliquer
- qu’il a fait mal à cet autre enfant ;
- que le seau ne lui appartient pas ;
- qu’il doit demander s’il peut le prendre ;
- que si l’autre ne veut pas le lui prêter, il doit renoncer.

Ce sont des choses comme celles-là, très banales, qui sont à la base de l’éducation et qui permettent d’inculquer le respect de l’autre.

>>> Plus d’autorité ?
Il faut réaffirmer l’autorité.
Les parents ont compris qu’il faut expliquer, parler, mais ils ont laissé de côté la sanction.
Ils doivent savoir que s’ils ont expliqué deux fois un interdit à leur enfant, celui-ci le connaît.
Et que s’il le transgresse, c’est en connaissance de cause.
Il faut sanctionner
.

>>> Que faire du délinquant ?
Il faut essayer de comprendre ce qui a manqué dans leur éducation
et essayer de remettre en place ce qui peut l’être,
en sachant que c’est plus difficile à 15 ans qu’à 3 ans.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 02h34

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par Philippe Beague.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 19 avril 2006
Philippe Beague, psychanalyste, psychologue et directeur de la Fondation Dolto,
sur le chat du Soir en ligne, a répondu aux questions soulevées par la mort de Joe Van Holsbeeck.

Il faut donner des notions d’éducation, des règles, des sanctions en cas d’infraction.
La capacité de gérer la violence que nos avons en nous s’acquiert par l’éducation, l’exemple que donnent les parents, les adultes.

Beaucoup de parents oublient parfois qu’éduquer, c’est aussi « faire souffrir » :
aider leur enfant à dominer ses pulsions.

Les enfants et les ados doivent sentir que les parents ont du respect pour les professionnels qui prennent leurs enfants en charge.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 02h38

Meurtre de Joe Van Holsbeeck, par des lecteurs d’un journal.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006, courrier des lecteurs.

On a la criminalité qu’on mérite.

Je pense à tous les parents, du coup devenus insécurisés par l’absurdité de cet acte ignominieux.

Comment ne pas mettre en parallèle
le drame épouvantable qui a brisé la famille de Joe
et les mesures que prennent dans le même temps,
nos autorités « compétentes » au sujet des « petits délits » ?

Le geste imbécile de la gare Centrale de Bruxelles est
l’aboutissement d’une série de non-mesures
grâce auxquelles une certaine frange de la population
est arrivée à la conclusion
que tout est permis,
que tout est facile
.
Il suffit d’agresser pour assouvir ses désirs.
Nous savons que dans les faits,
les différentes composantes de ce que nous appellerons la Justice
n’ont plus la volonté de poursuivre cette multitude de petits délits
qui nous empoissonnent la vie,
tels qu’agressions diverses, insultes, rackets, etc.
Trop de paperasses, trop de temps perdus, plus de place dans nos prisons.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 08h52

Le procureur et l’agression de la gare Centrale.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Propos de Cédric Visart de Bocarmé, procureur général de Liège, recueillis par F. Delepierre.

Le type d’agression dont a été victime ce garçon est monnaie courante. Mais ici, ça a mal tourné et le jeune homme est décédé.
Les enquêtes aboutissent rarement pour ce type de méfaits.
Ça fait peur.
J’en parle en connaissance de cause car voici deux semaines, mon fils s’est fait attaquer à la sortie du métro alors qu’il avait son gsm en main. Heureusement, quelqu’un est intervenu et les agresseurs ont pris la fuite. Mais ça laisse des traces.

Il faut garder la capacité judiciaire pour arrêter les malfaiteurs.
Nous avons d’ailleurs souvent des difficultés avec certains bourgmestres qui mettent beaucoup de « bleu » dans les rues pour rassurer la population.
Or, nous avons besoin de ces forces pour résoudre des enquêtes judiciaires.
Pour auditionner des gens.
Pour rechercher des indices.
Q’y a-t-il de plus satisfaisant que de voir une enquête aboutir ?

Les tribunaux sont débordés
et cela contribue à élever un peu trop le seuil du « petit délit » qui ne fera pas l’objet de poursuite
.
Dès lors, oui, un sentiment d’impunité existe chez les jeunes.

Je suis pour les réactions rapides.
Il ne sert à rien de juger un voleur de CD deux ou trois ans après le vol.

Il faut éviter que les jeunes soient livrés à eux-mêmes.
Or, de plus en plus de parents ne savent plus que faire avec leurs enfants.
Ils se découragent et se reposent sur les enseignants et la justice.
Il faut leur faire comprendre que ce sont eux les principaux responsables de leurs enfants.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 09h27

L’origine des agresseurs de Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Par Michel de Muelenaere.

Le blog http://pourjoe01.skyblog.com ouvert à la mémoire de Joe Van Holsbeeck est devenu un défouloir.
La mère de la cousine de Joe, hôtesse du blog, se disait choquée par ceux qui continuent à tenir des propos racistes.

Au-delà des invectives anti-immigrés – et à cause de l’origine ethnique des auteurs du meurtre – on devine une gêne.

Radouane Bouhlal, président du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie :
« L’origine ethnique des auteurs fait partie du débat. Il est légitime de se poser des questions sur les jeunes immigrés et la délinquance, sur l’existence d’un racisme anti-blanc. Mais ce n’est pas prudent d’ouvrir ce débat maintenant ! Si c’est le cas, vous n’éviterez pas que la communauté immigrée se sente stigmatisée. »

Un éducateur bruxellois :
« Pourquoi ne s’est-on pas ému, il y a un mois, lorsqu’un jeune Black est mort poignardé pour son GSM à Anderlecht ? »

Même si elle ne « colle » pas aux stratégies, la question ethnique risque de s’imposer.
Eliane Deproost, directrice adjointe du Centre pour l’égalité des chances :
« On peut reconnaître qu’il y a des problèmes de mode de citoyenneté d’une partie de la jeunesse d’origine immigrée. »

Faut-il ouvrir ce débat ?
Ou risquer de se le voir imposer par une partie de l’opinion ?
Que dire ?
Malaise.

Des interlocuteurs concèdent qu’il faut oser saisir des questions jadis intouchables.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 10h55

Chiens perdus sans collier, de Gilbert Cesbron.

Au début de sa lettre, le père de l'ami de Joe Van Holsbeeck écrit « retrouver ces chiens sans collier ».
Je suppose qu’il pense au livre Chiens perdus sans collier, livre célèbre du temps de mon enfance, ainsi que l’auteur. Livre publié en poche dans la collection J’ai lu.
Pour ceux que cela intéresse :

http://phalese.univ-paris3.fr/bdhl/bdhl.php
La Banque de Données d'Histoire Littéraire (bdhl) vous permet de faire des recherches sur les oeuvres et les auteurs de langue française.
Chiens perdus sans collier : oeuvre de Gilbert Cesbron (1913-1979), publiée en 1954 par Robert Laffont (Paris).
Thèmes abordés : adolescence, amitié, amour, chien, christianisme, désespoir, éducation, emprisonnement, enfant abandonné, famille, fugue, haine, inégalité, justice, mort, orphelin, société, solitude, vol.

Voir aussi
http://www.biblioweb.org/
http://fr.wikipedia.org/

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 11h06

Lettre à mon fils et aux politiques, par le père de l’ami de Joe.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006. (extraits)
Le Père de l’adolescent, témoin impuissant du meurtre de son ami Joe Van Holsbeek, souhaite garder l’anonymat pour gérer le risque diffus sur la sécurité de son fils mais surtout pour lui assurer la reconstruction d’un avenir, sereinement. Le Père de l’ami a partagé toutes les démarches des Parents de Joe. Il s’adresse au monde politique par l’entremise du journal.

Joe n’a pas eu de gardiens à la gare Centrale ? On en a oublié un qui fut d’ailleurs bien seul.
Je suis son père et je suis très fier de ce qu’il a été capable de faire pendant et après le drame, malgré le chagrin et le choc engendrés par cette inqualifiable agression, afin que les secours soient très rapidement sur les lieux, et pour répondre, durant les heures qui ont suivi, aux nombreuses questions des enquêteurs et ainsi leur donner un maximum de chances de retrouver ces chiens sans collier.

Mon fils, j’éprouve un sentiment de honte de t’avoir fait avancer dans une société dont je fais partie, et qui vous prive de plus en plus du droit élémentaire de vous déplacer librement.

Après deux agressions physiques, un racket, une tentative de racket, durant tes déplacements en moins de deux ans, je croyais que tu avais atteint le sommet du genre.
C’était sans compter sur le lâche assassinat de ton ami commis sous tes yeux par des prédateurs à l’affût de proies théoriquement faciles.
Mais je veux à tout prix t’aider à te construire un avenir dans un esprit et avec un message positifs.

Il importe d’en savoir plus sur les auteurs eux-mêmes et de permettre aux enquêteurs de poursuivre leur travail de fourmi, le plus possible en dehors de la pression médiatique.
Les données statistiques disponibles sont parcellaires parce qu’elles ne reposent que sur des plaintes que souvent les victimes de faits moins graves n’osent ou ne peuvent déposer, faute de personnel disponible, voire disposé à les enregistrer.

Que faire des quelques centaines de jeunes gens qui ont tracé leur territoire, parfois littéralement, sur les axes de l’underground et en divers lieux de l’espace public pour exécuter leurs basses besognes, alors que les dispositifs mis en place depuis de nombreuses années pour les écouter n’ont pas d’effet sur eux ?

Cette question apparaît centrale car, par l’impunité totale ou partielle dont ils bénéficient, ces personnages constituent visiblement une pompe aspirante vers les bas-fonds de l’ignoble à une série d’autres jeunes gens qui s’identifient à eux.

Il en est d’autres qu’il importe de ne pas éluder, quitte, peut-être, à faire sauter des tabous.
Jusqu’ici, le débat sur la délinquance s’est toujours neutralisé entre deux extrêmes :
- les propos de café de commerce appelant à la haine raciale
- et certaines réflexions de salons feutrés, parfois loin des lieux sensibles, érigeant en totems non amendables les règles de protection de la jeunesse ou les dispositions de la loi sur la vie privée pour régir les dispositifs de surveillance, voire de recherche (empreintes ADN).

Voici quelques autres questions.

Quelles exceptions prévoir en matière de sanctions pour les jeunes délinquants graves ?

Le sentiment d’impunité dont abusent certains n’est-il pas alimenté aussi par l’absence de mesures en matière de responsabilité parentale ?

L’utilisation de plus en plus obligée du mode de déplacement collectif dicté par les impératifs environnementaux ne pousse-t-il pas les sociétés de transport en commun de masquer quelque peu la réalité face aux faits commis sur leur réseau et qui les dépassent ?

Quel est l’impact comportemental du développement frénétique des appareils de plus en plus miniaturisés des moyens de (télé-) communication et de loisirs ?

La marche organisée dimanche constitue un premier pas dans la recherche de réponses, pour que le sang ne coule plus et pour que toi, mon fils, comme les autres ados ainsi que les moins jeunes, de tous les quartiers et de toutes les origines, vous puissiez à nouveau vous déplacer librement et en sécurité dans la ville et ailleurs.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 11h34

Marche silencieuse pour Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

D’après le journal Le Soir du 22 avril 2006.
Ce dimanche 23 avril 2006 à 15 h, boulevard Pacheco près de la gare du Nord.
Prix spécial de la SNCB : 5 euros.

Une manifestation en faveur du droit à la liberté de se déplacer en sécurité.
Un appel symbolique à un débat serein et constructif sur les causes multiples de ce tragique événement.

La Maman de Joe :
« C’est simplement pour dire à tous, aux ados et à leurs parents, que nous avons le droit de vivre en paix.
Mourir pour un MP3 ? C’est insensé. Il faut que l’on puisse sortir, marcher dans nos rues en paix, sans que nos enfants se fassent agresser. Il faut pouvoir fréquenter les transports en commun en toute quiétude. »

Le Papa de Joe se rappelle ses réticences lorsque Joe avait décidé de s’acheter, en travaillant lui-même, un MP3.
« Je sais que ce genre d’appareil, comme les téléphones portables, sont sources de danger. Mais on a quand même le droit de posséder le téléphone qu’on veut sans s’exposer dès qu’on sort en rue. »

vvvvvvvvvvvvvvvvv

La Marche blanche.
1996.
Il y a dix ans.

vvvvvvvvvvvvvvvvv

Voir également mes billets précédents
16 avril
21 avril

Article dans Le Soir.
Lire dans La Dernière Heure
Un poème d’Aramis le rimailleur

Deuxième video concernant les agresseurs de Joe Van Holsbeeck.

Ce dimanche à midi à la télévision, RTL et RTBF.

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 14h08

Que dire concernant le meurtre de Joe ?

Point d'interrogation, Le Royer

A la TV, j’ai apprécié
- le discours du curé de l’église fréquenté par Joe Van Holsbeeck,
- l’expérience d’un enseignant,
- les réflexions de la grand-mère et du père, éducateur, de Julien, mort il y a deux ans.
Avec les politiques, toujours le même discours.

Mais vis-à vis des politiques, je me sens une part de responsabilité.
Responsabilité que je n’ai comprise qu’il y a quelques années.
Un jour, on m’a fait comprendre que le politique reflète la société.
Si on veut que le politique bouge,
il paraît qu’on peut le faire bouger en lui écrivant, en lui parlant.
Autrement dit, il faut s’informer pour
savoir quels sont nos représentants au niveau fédéral,
au niveau communal
.
Qu’on ait, oui ou non, voter pour eux!
Il faut leur écrire.
Peut-être ont-ils une adresse courriel ?
Le politique tient compte de ses électeurs potentiels.

Je me sens responsable vis-à-vis des politiques car je n’aime pas écrire et donc, jusqu’à présent, je ne l’ai pas fait.

On s’étonne de l’émotion suscitée par l’événement.
Je n’aime pas l’interprétation donnée.
Je pense que les gens se sentent particulièrement concernés
- car Joe a été assassiné dans un endroit que chacun, ou un proche, peut être amené à fréquenter,
- car le meurtre a eu lieu à un moment de grande fréquentation, donc en principe, peu dangereux,
- car l’agresseur était prêt à attaquer avec son couteau sachant qu’il y a risque de mort,
- car tout prouve que Joe et son ami n’ont provoqué personne,
- car cet adolescent aurait pu être l’enfant de chacun d’entre nous,
- car ce type d’agression, sans être toujours mortel, est fréquent, banalisé par la Justice, non sanctionné,
- car une partie de la population a compris depuis longtemps que les lois de protection de la jeunesse ont très rapidement favorisé le sentiment d’impunité,
- car …

 

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billet du jour posté à 19h56

Manifestation pour Joe Van Holsbeeck.

Point d'interrogation, Le Royer

N’étant pas en grande forme, c’est au dernier moment que je me suis décidée à me rendre à la manifestation.
Donc pas question de m’y rendre à pied.
En bus ou en tram ?
Peu de monde à l’arrêt. C’est le tram 90 qui arrive en premier. Il est environ 14h50. Le tram est bondé. Notamment une unité de scouts. Des jeunes, peut-être entre 12 et 15 ans.
Première réflexion. On parle beaucoup pour le moment de respect. Pas un de ces jeunes n’a proposé son siège à une maman accompagnée de deux jeunes enfants, ni à une personne âgée. J’ai beaucoup hésité d’en faire la demande. Je suis persuadée que dans ce cas, au moins un se serait levé. Mais tant que je n’ai pas l’impression que je vais m’évanouir, je préfère ne rien demander.
Deuxième réflexion. Point positif pour ces jeunes. Ils n’étaient pas silencieux mais ils ne faisaient pas de bruit.

Sortie à City 2, côté botanique. Pas grand monde dans le métro. Mais à l’extérieur, il y a foule sur le trottoir. Pas sur la route sur laquelle circulent les voitures. Pour moi, il n’est pas question de rester dans la foule puisque je me méfie de mon état physique. Aussi je marche sur la route. Du monde devant et derrière moi dès la sortie du métro. Sans doute des personnes venant de la gare du Nord.

Au niveau du boulevard Pachéco, une foule qui monde en venant de la place Rogier, et une foule qui descend, venant de la rue Royale.

Un petit pont me permet d’avoir une vue sur les personnes groupées sur le boulevard Pachéco. Il est 15h passé. J’ai l’impression que le cortège ne s’est pas encore mis en mouvement. Déception. J’ai l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de monde. Je suis donc contente de m’être déplacée. Peut-être y-a-t-il des discours car de temps en temps, il y a des applaudissements.

Pas question pour moi de rester sur place, ce que je ne peux déjà pas faire en temps normal. Aussi je me déplace dans la rue Royale. Arrivée à l’esplanade de la colonne du Congrès, j’ai l’impression que le cortège a démarré. Près de la statue de Gaston Lagaffe, j’ai vu que d’une camionnette, on distribuait quelque chose. Par la suite, j’ai cru comprendre que certains avaient eu la bonne idée de distribuer des sacs plastics avec de l’eau à boire.

La porte de la gare Centrale du côté de Ravenstein est ouverte. Au bas du mont des Arts, une voyageuse hollandaise me demande ce qui se passe. Quand je lui explique, elle me dit qu’elle a lu un article dans un journal.

J’ai attendu ensuite la manifestation au Mont des Arts. Assise sur une marche. Je n’ai pas attendu les derniers manifestants. En attendant de passer devant l’entrée principale de la gare Centrale, je me suis assise au café du Vaudeville. Peu après, une famille s’est installée près de moi. Comme le papa jetait un coup d’oeil sur ma portion de tarte, je lui ai dit quelles étaient les tartes que j’appréciais particulièrement dans ce café. Quand le papa m’a dit que la famille était venue pour soutenir la famille de Joe, nous avons discuté.

Vers 18h, je suis montée vers la gare Centrale. Il y avait un petit groupe. J’ai compris quand j’ai vu l’animateur de RTL.

Je ne voulais pas en parler. Mais en rédigeant ce billet, j’écoute le journal télévisé. Par distraction, j’ai raté le début. Mais j’ai entendu le journaliste dire qu’il y avait beaucoup d’immigrés dans la manifestation. Il y en avait certainement, mais pour la majorité, rien ne laissait deviner qu’ils étaient immigrés ou enfants d’une famille immigrée. A cause de ce journaliste, j’écris la réflexion que je me suis faite. J’en ai vu, mais très peu ! Mais certains ont peut-être eu peur d’être montré du doigt.

Pour terminer ce billet, je me rappelle ce que j’ai écrit dans mon billet précédent.
Une seule manière de montrer au monde politique qu’on est nombreux à penser ceci ou cela. Il faut exprimer ce que nous ressentons en écrivant, nombreux, à nos représentants.

Pour les photos, tout dépend de mon pc. Acceptera-t-il de s’en occuper ? Mon pc m’empêchera-t-il de poster en m’annonçant qu’Iexplore a provoqué une erreur dans un fichier DLL, comme ce fut le cas cette nuit ? D’où dodo après 4h du matin.

= = = = = = = = = = = = = = = = =
Billets groupés.

19:56 Écrit par Fr@ncine dans Bruxelles Ville et Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : divers |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.