21/03/2006

Christine Ockrent et les droits de la femme

D’après le journal Le Soir de ce mardi 21 mars 2006. Par V. Kiesel.
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Christine Ockrent est née à Bruxelles en 1944.
Issue d’une famille de diplomates, elle est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris.
Elle est productrice et animatrice de « France Europe Express », le rendez-vous politique hebdomadaire de la chaîne télévisée France 3 qu’il est possible de regarder à Bruxelles grâce au cable.

Livre présenté :
Le livre noir de la condition des femmes, dirigé par Christine Ockrent,
XO Editions, 777 pages, 25 euros (prix en France ou en Belgique ?)

Extraits de l’article :
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Venue défendre le livre qu’elle a dirigé, Christine Ockrent a aujourd’hui une vision « très femme » de l’actualité.

« Les femmes sont trop souvent la cible des violences, notamment de la part de garçons de milieux immigrés, où les schémas traditionnels sont pourtant transmis par les mères… »

Pense-t-elle que l’accession des femmes au pouvoir fait avancer la cause des femmes ?
« Il faut sortir de ce vocabulaire. Ce n’est plus tellement cela qui compte. Regardez Angela Merkel. Il y a quelques mois, tout était analysé en termes homme/femme. On disait qu’elle était moche, mal coiffée, puis que cela allait mieux. Et maintenant, ces aspects-là ont disparu. … On ne se demande plus si elle agit comme une femme. »

Christine Ockrent a réuni une équipe de chercheurs, militants, journalistes, issus de diverses cultures, qui ont dressé, en mosaïque, un portrait de la condition féminine aujourd’hui, partout sur le globe. Portrait sans concessions, et pas toujours « politiquement correct ».
« Certains ont parfois tendance à critiquer notre épouvantable modèle occidental et à porter aux nues la diversité culturelle, y compris dans ses aspects les plus archaïques. En étudiant le Coran et les sourates, on se rend par exemple compte que la femme, dans la religion musulmane, est un objet dédié au pouvoir et au plaisir de l’homme. On ne peut plus accepter aujourd’hui que l’on marie de force des jeunes filles, ou que, sur un ordre d’un grand-père analphabète, on les prive d’éducation. Les droits de l’homme sont aussi ceux de la femme… Nous avons donc travaillé sur les faits, accablants, avec conviction et fermeté. »

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