07/05/2005

Le territoire belge, terrain tant convoité au cours de l'histoire

Il y a quelques années, avant même qu’on ne parle d’intégration de la Finlande dans l’Union Européenne, en m’intéressant à l’histoire de ce pays, j’ai de suite pensé à un parallèle avec la Belgique, d’après ce que je me souvenais de l’histoire étudiée à l’école. Peut-être aussi sous l’influence de l’histoire particulière de la région de Bruxelles telle qu’elle était présentée dans le livre, édition Deboeck donc édition scolaire, que je possède toujours. Car si je ne me trompe pas, l’histoire de la région de Liège était différente, longtemps restée principauté et indépendante.

La Finlande, située entre la Suède et la Russie, a été jusqu’au 20ème siècle un territoire convoité par ces deux puissants voisins.

La Belgique, ou en tout cas un grand territoire autour de Bruxelles, a été durant des siècles un terrain de convoitise et donc un territoire qui passait continuellement d’une domination à l’autre.

Tension entre l’Angleterre, les Pays-Bas (Provinces-Unies), l’Allemagne (l’Empire Germanique), la France, l’Espagne, l’Autriche. Suivant l’époque, l’autorité locale, dans ce qui est encore aujourd’hui le territoire belge, dépendait d’une autorité siégeant dans l’un de ces pays. Pour l’Angleterre, j’hésite. L’Angleterre a peut-être exercé une certaine autorité sur la partie côtière.
xxxxxxxxxxxxxxxxxx

Je suppose qu’à cette liste, certains Flamands insisteraient pour ajouter le rôle néfaste de la noblesse et de la bourgeoisie qui parlaient le français, langue internationale après le latin et avant l’anglais, et la francisation imposée par la domination française ayant précédé la hollandaise. Et les francophones de Belgique continuent à en payer le prix aujourd’hui.

Mais il est tout aussi vrai qu’aujourd’hui encore, certains francophones estiment inutile d’apprendre la langue du voisin. Ce que je regrette, même si je refuse qu’on m’impose de parler le flamand chez moi à Bruxelles.
D’autre part, je ne fais pas partie de la classe politique. Il y a, je suppose, des jeux politiques, du "donnant donnant", du "J’apprends, mais cela ne signifie pas que je me soumets" auxquels je ne dois pas participer.
xxxxxxxxxxxxxxxxxx

Pour les périodes et repères historiques concernant Bruxelles, (re)voir le billet du 14 juillet 2004

Les commentaires sont fermés.