05/05/2005

Office des Chèques Postaux Rue de la Croix de Fer

La devise et le lion belges sur une façade de la rue de la Croix de Fer

Tout près de la Place Surlet de Chokier, la rue de la Croix de Fer est parallèle à la rue du Congrès.
Un immeuble, appartenant actuellement aux flamands, s’y dresse. Mais jusqu’à présent ceux-ci n’ont pas encore fait disparaître un symbole de la Belgique gravée dans la pierre de la façade.
Cet immeuble a été construit pour l’Office des Chèques Postaux.

A gauche, des rappels de la poste avec le courrier à cheval, la diligence, le facteur, le télégraphe, le cornet et Tour et Taxis qui a instauré la poste internationale. (si je ne me trompe pas)

A droite, il me semble reconnaître une machine à écrire, une presse. L’endroit fait angle avec la rue de la Presse. Mais on y voit également le lion Belgique, et, ce qui doit choquer certains flamands qui pénètrent dans cet immeuble, la devise belge "L’Union fait la force".

Façade de l’Office des Chèques Postaux, photo 6937 Façade de l’Office des Chèques Postaux, photo 6939

 

L’Office des Chèques Postaux à la rue de la Croix de Fer

D’après le Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles par Jean d’Osta:
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 Façade de l’Office des Chèques Postaux, photo 6936 L’énorme bloc construit pour l’Office des Chèques postaux se dresse rue de la Croix de Fer depuis 1941. Il occupe 5.400 mètres carrés, compris entre les rues du Nord, de Louvain, de la Presse et de la Croix de Fer, où se trouve l’entrée.

Les virements et chèques postaux sont une invention belge. La première « banque postale » était installée, dès 1910, au coin des rues Ducale et de la Presse.

Sur les plans de l’architecte Victor Bourgeois, les travaux de construction du nouvel Office des Chèques Postaux commencèrent en 1938, après maints procès en expropriation. Le gros oeuvre était achevé en 1941 mais, à cause de la guerre, l’achèvement et l’inauguration ne purent avoir lieu qu’en 1951. A l’époque, l’écrivain Pierre Anspach a regretté la - complète indigence architecturale de ce bâtiment, dont les fenêtres réduites à de simples trouées rectangulaires aux arêtes vives, font penser à une prison. . .

Hélas ! Depuis 1951, Bruxelles a vu s’élever bien d’autres habitoirs, containers, macro-termitières et bunkers d’une «complète indigence architecturale»

 

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