29/04/2005

Rue Baron Horta

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Un clin d’oeil spécial à une collectionneuse de tortue.

 

Rue Baron Horta et le Passage de la bibliothèque

D’après le Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, par Jean d’Osta.
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La rue Baron Horta est une courte rue. Elle sépare le Palais des Beaux-Arts de l’énorme blockhaus ayant appartenu à la défunte Société Générale, et relie la rue Ravenstein à la rue Royale.

Elle comporte un escalier décoratif de 53 marches qui rachète artistiquement la dénivellation de 9 mètres entre les deux rues.

La rue Baron Horta rend évidemment hommage au célèbre architecte qui dessina le Palais des Beaux-Arts contigu.

Les 2 plaques de rue, image 6631 Avant la guerre, elle se nommait Passage de la Bibliothèque.

Ce nom rappelait la première « Bibliothèque de Bourgogne », dont les livres, manuscrits, estampes et incunables qu’on avait pu sauver du grand incendie du palais ducal furent empilés à la hâte dans la belle maison qui se trouvait à l’emplacement de l’escalier actuel. Cette maison avait été construite en 1625 sur ordre de l’archiduchesse Isabelle, pour ses arbalétriers. On la nommait « Domus Isabellae ». Mais au 18ème on l’appelait plus couramment la « Bibliothèque ».

En 1796, cette maison fut démolie et les livres transférés au Palais de Nassau (dont la chapelle subsiste dans l’actuelle Bibliothèque royale).

Statue du général Belliard, image 6632 A sa place, on bâtit un escalier rudimentaire, lequel fut fortement abîmé par les bombes hollandaises de 1830. On le reconstruisit en 1834, avec un certain recul pour ménager à son sommet une placette destinée à recevoir la statue du général français Belliard, que Paris avait envoyé en Belgique pour organiser nos forces militaires menacées par le retour des troupes hollandaises. (La statue fait face au Parc royal, et de l’autre côté de celui-ci, commence la célèbre artère portant le nom du général Belliard)

Pour couvrir les frais de cette statue de Guillaume Geefs, l’armée entière abandonna une journée de solde.

A la fin du 19ème siècle, on renouvela l’escalier, avec deux volées en fer à cheval, une vasque et un charmant ensemble sculptural dû à Jacques Marin.

Au cours des travaux, on mit à jour des vestiges de la muraille de la première enceinte, ainsi qu’un tunnel dont la cave centrale était soutenue par quatre piliers carrées ; on y accédait par des marches d’escalier en marbre blanc, ce qui indique qu’il était destiné à des pieds augustes.

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