21/11/2004

Parc du Petit Sablon

 

Le Parc du Petit Sablon

rue de la Régence et Notre-Dame du Sablon

Proche de la gare Centrale, entre le Palais Royal et le Palais de Justice.

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Petit Sablon   14 mai 2004
Rue de la Régence et Notre-Dame du Sablon 20 mai 2004

(à droite, photo du 28 avril 2004 posté le 20 mai)

Sources :
1 - Bruxelles Jadis, la ville et les événements historiques tels que les artistes les ont vus, Marcel Vanhamme, Ed. Mercurius, 1975, page 188.
2 - Parcs et Jardins de la région de Bruxelles-Capitale, J. Boulanger-Français, 1993 (édité par l’auteur ?), p. 51.
3 - Bruxelles au fil des jours et des saisons, Almanach, édition de l’Action et Recherche Culturelles, 1996, p. 84.
4 - Guide illustré de Bruxelles et environs, guides Cosyn, 7e édition, (1973 ?), page 34 pour le plan du square et les statues.

 

Avant la création du parc du Petit Sablon

3254 panneau d’entrée

Le Sablon ? Du sable ?
Au 13e siècle sur la plaine du Sablon, il y a des marécages, des prairies et des sablonnières.

A partir de 1289, là où se trouve aujourd’hui le Petit Sablon, les religieuses de l’Hôpital Saint-Jean y enterraient les morts que leur cimetière ne pouvait plus accueillir. Les inhumations sont supprimées en 1706.

En 1304, les religieuses de l’Hôpital Saint-Jean cédèrent une partie de leurs terres à la Gilde des Arbalétriers à la condition que celle-ci y édifie une église et un cimetière où elles se réservaient un droit de sépulture.
Les arbalétriers y érigèrent leur chapelle en 1304. L’église du Sablon fut édifiée plus tard.

Le percement de la rue de la Régence se déroula en deux étapes : en 1827, depuis la place Royale jusqu’à l’église ; en 1872, jusqu’au Palais de Justice.
En 1878, il n’y a plus de maisons accolées à l’église.

 

Création du parc du Petit Sablon

3254 plan des statues

Au 19e siècle, l’endroit, où se trouve aujourd’hui le Petit Sablon, est pavé. Le bourgmestre de Bruxelles Charles Buls choisit l’architecte Hendrik Beyaert pour créer un petit parc à cet endroit. H. Beyaert a aussi réalisé le Kursaal d’Ostende.

Pour le Petit Sablon, H. Beyaert crée un square, fermé de grilles et de portes ouvertes seulement en journée. La clôture est faite d’une succession de colonnes et colonnettes reliées entre elles par des panneaux en fer forgé dont les motifs sont variés. Il y a 48 colonnes gothiques surmontées de statues en bronze représentant des artisans d’autrefois. Les colonnettes supportent une sorte de bouquet en fer forgé.

Une statue représente les principaux métiers du bâtiment : maçon, tailleur de pierres, sculpteur et ardoisier. Elle est reconnaissable, au compas tenu par la main droite et au plan déroulé de la main gauche. Le sculpteur Godefroid Van den Kerkhove a donné au visage les traits de l’architecte H. Beyaert.(n° 48 sur le plan)

 

Les statues du parc du Petit Sablon

Comtes d’Egmont et de Hornes

A l’intérieur du square, il y a des sculptures plus grandes représentant des personnages du 16e siècle. Au centre les statues des comtes d’Egmont et de Hornes, morts à l’échafaud. Cette sculpture symbolise la lutte contre la tyrannie espagnole au 16e siècle. Elle fut d’abord placée, en 1864, à la Grand-Place sur le lieu de leur exécution. Elle fut amenée au Sablon en 1879 pour être plus près du palais d’Egmont.

Le square du Petit Sablon a été inauguré en 1890.

(à droite, photo du 28 avril 2004, posté le 14 mai)

 

5766 Petit Sablon, les tanneurs 5771 Petit Sablon

5761 Chapeliers, foulons 5768 tondeurs de drap et marchands de draps

Voir le   plan du square :
7 - Chapeliers et foulons, 8 - Tanneurs, 14 - Tondeurs de draps et marchands de draps.

 

Les corporations,  les métiers,  les Neuf Nations.

D’après « Où est les temps » 1999, ed. Waanders, archives de la ville de Bruxelles, Musée de la Ville-Maison du Roi et amis du musée historique de la Région de Bruxelles.
Fascicule 12 « Bruxelles, 1000 ans des Bruxellois et de leur industrie », page 277.

Dès le 14e siècle, les artisans exerçant un même métier se sont groupés en corporations en vue de réglementer leur profession et défendre leurs intérêts.

Au 18e siècle, Bruxelles comptait 49 métiers reconnus par l’administration de la Ville. Ces métiers étaient groupés dans Neuf Nations qui jouaient un rôle politique dans le gouvernement de la Ville. L’appartenance à une Nation n’était pas toujours régie par la logique. De nouvelles professions s’agglutinaient aux métiers existants ou bien les métiers étaient restructurés entre eux. En 1609 par exemple, le métier des peintres en bâtiments a été écarté au profit des fabricants de chaises en cuir d’Espagne. Les perruquiers s’y ajoutèrent en 1733. Les fabricants de carrosses furent réunis aux selliers.

Au 18e siècle, les métiers avaient perdu de leur influence et le gros de l’activité économique bruxelloise se situait en dehors du système corporatif. Les métiers furent supprimés en 1791.

 

Statues représentant des métiers du drap

5772 Les teinturiers, 15 sur le plan 5774 Les merciers, 17 sur le plan 5777 Tisserands de toile et marchands de toile, 19 sur le plan

Voir le   plan du square :
15 Teinturiers, 17 Merciers, 19 tisserands de toile et marchands de toile.

Navette = Instrument de tisserand pour faire passer les fils de la trame entre les fils de la chaîne d’une étoffe.

 

Pour l'histoire du drap de Bruxelles, voir mon billet du  17 novembre 2004.

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