21/07/2004

Le "Faux" Soir et Un Soir de Joie

Le Faux Soir Le Faux Soir

Le 17 mai 2004, j’ai souhaité trouver une autre promenade à partir du Jardin des Sculptures à côté des Musées des Beaux-Arts.
Voir le billet du   21 mai.

Je ne me suis pas encore occupée de ces photos.
Mais c’est ainsi qu’en descendant le jardin, je suis arrivée à la Rue de Ruysbroeck.
Sur la façade de l’entrée de la section préparatoire du Lycée Dachsbeck, j’ai découvert une plaque(cliquez sur les photos pour agrandir) dont voici le texte :

Ici se trouvait, durant la seconde guerre mondiale, le siège de l’imprimerie de Ferdinand Wellens où fut imprimé clandestinement, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1943, le "faux" Soir, diffusé le 9 novembre.
Par ce coup d’éclat, le Front de l’Indépendance entendait affirmer son attachement à cette valeur fondamentale qu’est la liberté d’expression et célébrer dignement le 25e anniversaire de la capitulation allemande lors de la Première Guerre mondiale.

 

http://www.rtbf.be (copié sur le site)
21-07-2004 Télévision RTBF la deux 21:05
Un soir de joie, film belge de 1954. 105 min Noir/ blanc.
Musique: José Fontaine. Réalisation : Gaston Schoukens. Scénario : Cl. Yvon, E. Olin.
Avec : Marcel Roels (Arthur, dit le Fou), Victor Guyard (Claes), Madeleine Rivière (Gilberte), Francine Vendel (Louise), Arlette Schreiber (Lulu), Germaine Broka (Maria), Roger Dutoit (Raymond), Jean-Pierre Loriot (Robert).

Le film évoque un épisode héroï-comique de l'histoire du journal Le Soir. Il faut savoir qu'une fois la Belgique occupée en 1940, des journalistes ralliés à l' «Ordre nouveau» avaient mis la main sur le quotidien. Le public avait alors baptisé cette contre-façon: «Le Soir volé».

En 1943, un groupe de résistants s'avisa de perpétrer un coup «fumant» en éditant un numéro factice du «Soir volé» qui devait être mis en vente dans les kiosques à journaux et chez les libraires en lieu et place d'un numéro à la solde de l'ennemi. Le projet s'inscrivait dans la meilleure tradition de l'esprit frondeur belge. Les promoteurs de l'entreprise n'avaient pas seulement l'intention de se gausser de l'oppresseur mais encore de désintoxiquer le lecteur crédule enclin à prendre pour argent comptant les communiqués de la Wehrmacht.

Le complot des résistants ne fut pas une mince affaire. Il fallait la complicité d'un typographe de l'imprimerie du «Soir» pour se procurer l'empreinte du titre et de la manchette du journal. Il fallait trouver une autre imprimerie qui accepte d'imprimer clandestinement. Il fallait empêcher la sorties des camions normaux du Soir et faire circuler à leur place un véhicule maquillé?

Hélas, l'exploit tourna au tragique: l'imprimeur, démasqué par les enquêteurs allemands fut déporté en Allemagne et n'en revint pas

Toute cette aventure est fidèlement rendue dans le film de Schoukens, mais truffé de «zwanzes» comme on dit en bruxellois. A l'affiche, des comédiens de théâtre aussi populaires que Marcel Roels, Roger Dutoit, Jean-Pierre Loriot.

 

http://perso.wanadoo.fr/encinematheque/
(clic pour la source du texte)

"UN SOIR DE JOIE" (1956), une comédie qui se déroule sous l'Occupation et dans laquelle les braves Belges ne disposent que de la moquerie pour braver les Allemands. Certes, la réalisation et le montage ne sont pas des plus réussis, mais Marcel ROELS y interprète une série de sketches absolument hilarants.

Voici l'un d'entre eux:
C'est la guerre. A Bruxelles, un officier allemand interpelle un marchand de journaux qui porte sur la poitrine un insigne de la R.A.F.
- Gegzegza?
- Ca veut simplement dire "Rien à fumer"...
...L'allemand donne quelques cigarettes mais exige que l'insigne soit enlevé.
Au retour de l'officier allemand, le marchand de journaux est toujours présent et l'insigne anglais... aussi:
- Et alors, fous n'afez pas compris?
- Ouais, mais maintenant, ça veut dire "Remerciements au Fürher".

 

(clic ici pour la source du texte)
Un " Soir " de joie de Gaston Schoukens (1954)

Dans un style comique qui n'appartient qu'à lui, avec comme interprètes Marcel Roels, Jean Dutoit et Jean-Pierre Loriot, Schoukens évoque l'histoire du faux numéro du journal Le Soir distribué le 9 novembre 1943. Conçu par quelques résistants, ceux-ci réussissent à publier, au nez et à la barbe des allemands, un quotidien bourré d'infos parodiques tournant en dérision l'occupant.
Distribué dans les kiosques il est pris au sérieux au point que la dénonciation d'André Vésale emmène les Allemands à se précipiter place Sablonnière où est érigée sa statue. Drôle !

 

Un livre sur le sujet.
http://www.livresdeguerre.net/
(clic ici pour la source du texte)

Le '' FAUX '' SOIR, 9 Novembre 1943,
par Marie Istas-Caporali.
Editeur : J.M. Collet. Date edition : 1993.
ISBN ou ref : 2-87367-024-X.
Type de sujet : livre. Genre : récit ou roman.
Période concernée : de 1939 à 1945.
Région concernée : Ouest Europe.

Cette histoire commence le 20 octobre 1943 et se termine, par un énorme éclat de rire, le 9 novembre de cette même année. A cette date, des résistants du Front de l'Indépendance vendent, en quelques minutes, cinq mille exemplaires d'un faux numéro du SOIR. Auparavant, il a fallu, dans le secret et en vingt jours, trouver un imprimeur, assurer la rédaction des articles et organiser la distribution du quotidien. Tout réussit grâce au courage et à l'audace d'un groupe d'hommes. La Belgique rit aux éclats, et on l'entend de loin. La parution du " faux " SOIR , au seuil d'un nouvel et dur hiver d'occupation, est une victoire de la résistance, un espoir pour la population et une belle revanche sur la presse pro-allemande.

 

http://www.lamediatheque.be/
(clic ici pour la source du texte)

Un soir de joie - Gaston Schoukens, 1953-1955 - VS4821 (disponibilité)

Cette comédie relate de manière drolatique les faits de résistance des Bruxellois et situe son action en 1943.

Produit par Filmsonor, ce premier film d’après-guerre de l’amuseur Gaston Schoukens fut tourné dans les Studios Cinex (aujourd’hui disparus), mais est truffé d’images d’archives et de plans extérieurs reconstitués qui nous permettent de (re)découvrir la Bourse, le Botanique, de Brouckère, Sainte-Catherine et Flagey, le marché aux oiseaux de la Grand-Place et même, place des Barricades, la statue d’André Vésale… dénoncé par lettre anonyme à la Gestapo comme étant le chef de la Résistance!

Commentaires

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Écrit par : beckers robert | 07/07/2010

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