08/05/2004

Treurenberg

D’après Jean d’OSTA, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Editeur Paul Legrain, 1986.

Treurenberg.

Au 19ème siècle, on a traduit cette vieille appellation flamande par Montagne aux Pleurs ou Montagne des Lamentations.
Mais certains historiens pensent qu’il s’agit, à l’origine, de Treurenborgh, «borgh» ayant la signification de château fortifié.

Cette rue, très montante entre l’arrière de l’église Sainte-Gudule (maintenant Cathédrale Saint-Michel) et la rue Royale, passait jadis sous la porte d’une massive tour fortifiée de la première enceinte, tour qui servit de prison depuis le 16ème siècle jusqu’à sa démolition en 1760. Un prisonnier français l’a dénommée la « Bastille bruxelloise ».

Depuis le temps où le duc d’Albe y faisait torturer les prisonnier pour leur arracher des aveux d’hérésie, le peuple l’appelait Treurenborgh (ou Treurenberg ?), treuren en flamand signifiant pleurer, se lamenter.

C’est ce nom-là qui a remplacé le nom primitif de cette Porte Sainte-Gudule qui fut la première porte de la route de Louvain.

La seconde Porte de Louvain se trouvait à peu près à l’emplacement de la place Madou.

Cliquez ici pour mon billet du 28 mars 2007 montrant un vestige de l'enceinte au numéro 10.

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